Au cours des dernières manifestations au Kenya, les tensions ont atteint un sommet critique. Lundi dernier, des affrontements sporadiques entre policiers et manifestants ont causé la mort de quatre personnes, avec une trentaine de blessés. Ces événements tragiques font suite à une grève lancée pour contester une nouvelle hausse du prix des carburants, récemment annoncée par le gouvernement.
Les acteurs du secteur des transports ont décidé, mardi 19 mai, de suspendre la grève pour une durée d'une semaine, afin d’ouvrir la voie à des discussions. Albert Karakacha, président de l'Association des propriétaires de matatu, a déclaré aux médias que "la grève est suspendue pour permettre des négociations" avec le gouvernement.
Le lundi des grèves, le trafic routier a connu un ralentissement significatif dans de nombreuses villes du pays. De multiples routes ont été paralysées par des manifestants, causant des désagréments aux travailleurs qui ont dû parcourir de longues distances à pied. Selon des informations fournies par le gouvernement, les tensions entre manifestants et forces de l'ordre ont entraîné la mort de quatre personnes et plus de 30 blessés. Les organisateurs de la grève critiquent également la violence excessive de la police. (source)
Des négociations vont se dérouler dans la semaine
Le ministre de l'Intérieur kényan a confirmé que "des négociations vont se dérouler durant la semaine à venir. Durant cette période (...) la grève sera suspendue". Cependant, des défenseurs des droits humains accusent déjà la police d'un "usage excessif" de la force, soulevant des questions sur la manière dont ces discussions pourraient se dérouler. En réaction à ces événements, la police a annoncé l'arrestation de 710 personnes. La poursuite des négociations s'annonce donc cruciale pour éviter une escalade des tensions dans les jours à venir.







