Ce mardi 19 mai, Bruno Retailleau, président des Républicains, a exprimé de vives critiques à l'encontre du gouvernement français, soulignant "l'incroyable naïveté" avec laquelle celui-ci aborde la question des clandestins algériens. Retailleau estime que « la France n'est pas respectée par l'Algérie » et demande des actions concrètes.
Lors d'un communiqué diffusé sur son compte X, Retailleau a remis en question la diplomatie actuelle entre la France et l'Algérie, la qualifiant de déficiente. Il s'est basé sur des chiffres alarmants : "Près de 40 % des étrangers en centre de rétention administrative (CRA) sont algériens, et l'année dernière, 51 000 Algériens en situation irrégulière ont été contrôlés en France", a-t-il affirmé.
En parallèle, Laurent Nunez, ancien secrétaire d'État, a déclaré que 150 Algériens avaient été renvoyés sous Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) en 2026, une annonce qui a suscité le scepticisme de Retailleau. Il s'interroge : "Quand ces clandestins seront-ils effectivement reconduits en Algérie ? Quand le régime algérien respectera-t-il l'accord de 1994 qui l'oblige à reprendre ses ressortissants ?".
« Quelle grande nation accepterait d’être traitée de la sorte sans réagir ? »
Retailleau a également critiqué les relations entretenues par le président Emmanuel Macron avec l’Algérie, les qualifiant de « toxiques », marquées par la repentance. Selon lui, "le premier devoir d'un président, comme du gouvernement, est de faire respecter la France et de protéger les Français".
L’ancien ministre a pris pour exemples des cas de détention contestés, tels que ceux du journaliste sportif Christophe Gleizes et de l’écrivain Boualem Sansal, soulignant la souffrance du peuple algérien face à son régime.
Une fois encore, le gouvernement fait preuve d’une incroyable naïveté face au régime algérien.
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