Dans un entretien exclusif accordé à VA+, Tommy Robinson, figure emblématique du militantisme identitaire britannique, partage sa vision sans concession de l'avenir de l'Europe. Reconnu pour ses prises de position radicales, l'ex-dirigeant de l'English Defence League met en lumière ce qu'il considère être une crise profonde menaçant l'identité culturelle des nations européennes, notamment le Royaume-Uni et la France.
Robinson évoque une transformation culturelle significative survenue depuis les années 1980, pointant du doigt la montée de l'immigration massive et le déclin des identités nationales. "Quand je suis né à Luton, il y avait une mosquée. Il y en a maintenant 45", déclare-t-il, décrivant une évolution qu'il percevoit comme préoccupante. À ses yeux, la situation n’est pas unique au Royaume-Uni; il souligne des similitudes avec les grandes villes françaises, où il déplore également une perte d'identité.
Pour l'activiste, le multiculturalisme a échoué, à tel point qu'il compare cette approche à un mélange d'huile et d'eau, impraticable. Robinson avertit que l'Europe se trouve à un tournant, où elle doit choisir entre préserver son héritage culturel ou faire face à une transformation démographique irréversible. "C'est une course contre le temps", souligne-t-il, appelant à une mobilisation des mouvements patriotes à travers notre continent.
Dans son discours, Robinson donne également une touche personnelle. Il mentionne ses expériences en prison en raison de ses convictions et les répercussions de son activisme sur sa vie privée, affirmant: "J'étais effrayé. J'avais sept maisons, deux propriétés. Je savais ce qui arrive quand on parle". Cette honnêteté fait de lui un animateur d'un débat qui divise mais est omniprésent dans le paysage européen contemporain.
À ce sujet, il exprime également sa désillusion face aux partis traditionnels, qui, selon lui, ont perdu le contact avec leurs bases. "Le patriotisme est le futur", insiste-t-il, affirmant que les nouvelles générations de nationalistes, propulsées par les réseaux sociaux, sont en train de changer la donne.
Son appel à une "révolution culturelle" s'étend bien au-delà des frontières britanniques. En évoquant des pays comme l'Espagne, l'Allemagne et les Pays-Bas, Robinson réclame une réponse coordonnée face à ce qu'il perçoit comme une menace commune à toute l'Europe. Il souligne enfin la nécessité de défendre les valeurs chrétiennes, qu'il considère comme fondatrices de l'identité occidentale, et critique les évolutions sociétales qu'il juge contraires à cela.
Sa conclusion résonne comme un cri de ralliement : "Nous ne serons plus silencieux". Robinson lance un appel aux Européens à "reprendre le contrôle" de leurs nations et de leurs frontières, un message fort qui promet de susciter de vives réactions dans un contexte de tensions permanentes autour des questions migratoires et identitaires.







