Le Brésil pourrait bientôt voir ses travailleurs bénéficier d'un week-end de deux jours. Ce projet de réforme constitutionnelle, récemment approuvé par la Chambre des députés, vise à réduire le temps de travail et à instaurer deux jours de repos hebdomadaires. Un changement qui pourrait transformer le paysage des loisirs au pays, notamment sur les plages iconiques comme Copacabana.
Cette réforme est perçue comme un succès pour le président Luiz Inacio Lula da Silva, qui marquera un tournant social significatif à l'approche des élections de 2026. Les sondages indiquent que Lula est en compétition étroite avec Flavio Bolsonaro, fils de l'ex-président d'extrême droite, ce qui rend cette initiative d'autant plus stratégique.
Une avancée sociale diversement accueillie
La mesure, qui doit encore recevoir l'aval du Sénat, propose de réduire la durée de travail hebdomadaire de 44 à 40 heures, tout en maintenant les salaires. Si adoptée, ce serait la première réduction du temps de travail en vigueur depuis 1988. Le président Lula a affirmé : « Les travailleurs travailleront cinq jours et pourront se reposer deux jours », lors d'un rassemblement à Amazonas.
Cette réforme pourrait améliorer la qualité de vie et le bien-être mental des employés, un objectif que soutiennent particulièrement les syndicats et les partis de gauche, dans un pays marqué par un taux de chômage historiquement bas mais avec une prévalence élevée d'emplois précaires. Cependant, elle suscite également des craintes chez certains entrepreneurs qui redoutent une perte de compétitivité. Ricardo Alban, président de la Confédération nationale de l’industrie, a questionné : « Où sont la prévisibilité et la sécurité juridique ? ».
Actuellement, environ 14,8 millions de Brésiliens travaillent six jours par semaine et 20,9 millions effectuent des horaires dépassant 44 heures. Ce changement pourrait s'inscrire dans un mouvement plus large en Amérique latine, où la semaine de 48 heures reste la norme selon l'Organisation internationale du travail.







