Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a récemment dénoncé les actions israéliennes, qualifiées de 'politique de terre brûlée', suite à des bombardements persistants dans le sud du Liban, malgré un cessez-le-feu censé être en vigueur.
Dans une allocution diffusée à la télévision, Salam a exprimé que ces frappes ne garantiront ni la sécurité ni la paix pour Israël. Il a cependant réaffirmé l'importance des négociations avec son voisin afin de protéger les intérêts libanais, les qualifiant de 'voies les moins coûteuses'
Les conflits entre Israël et le Hezbollah, soutien iranien au Liban, continuent malgré une trêve instaurée le 17 avril, battue en brèche par des combats presque quotidiens. L'armée israélienne a même demandé à des villagers libanais d'évacuer leurs maisons avant des opérations militaires, rapportait l'Agence nationale d'information libanaise (Ani).
Ce week-end, un drone israélien a blessé grave deux soldats libanais près de Nabatiyé, tandis que des bombardements ont également touché des zones près de Beaufort, un site historique. Le ministre de la Culture libanais avait précédemment exprimé ses préoccupations quant aux dommages subis par le patrimoine national à cause des frappes israéliennes.
Le président Joseph Aoun et le Premier ministre ont condamné ces actes, tout en pointant la 'destruction systématique' des habitations et des sites historiques par l'armée israélienne, soulignant la nécessité d'une réponse internationale face à cette escalade.
Les opérations militaires d'Israël se sont intensifiées, visant à neutraliser le Hezbollah, qui rejette toute discussion avec Israël. Leurs hostilités interviennent au moment où des négociations entre les États-Unis et l'Iran pourraient influencer la dynamique au Liban.
Les chiffres sont alarmants : depuis le début du conflit, plus de 3 371 vies ont été perdues et plus d'un million de personnes ont été déplacées en raison des frappes israéliennes, selon des sources officielles libanaises.
L'armée israélienne a affiché son intention de considérer une large partie du sud du Liban comme 'zone de combat', tandis que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a mentionné des incursions israéliennes près du Litani.
Du côté du Hezbollah, des opérations ont été menées contre des troupes israéliennes, en affirmant avoir contraint l'ennemi à se retirer. Ce mouvement a aussi ciblé des infrastructures militaires dans le nord d'Israël, une affirmation qui a été démentie par des porte-paroles militaires israéliens.
La réunion récente entre responsables militaires israélo-libanais, jugée 'constructive' par le Pentagone, pourrait ouvrir la voie à un dialogue plus politique prévu en début juin.
Le président libanais a insisté sur l'importance de parvenir à une trêve, considérée comme une condition sine qua non pour des progrès dans les négociations.







