L'Iran a clairement indiqué ce dimanche que tout potentiel accord avec les États-Unis dépendra d'une garantie de ses droits, précisant qu'il n'a aucune foi dans les engagements américains. Les tractations délicates, destinées à mettre un terme à la guerre en cours au Moyen-Orient, semblent prendre une tournure compliquée.
Alors que des progrès étaient évoqués récemment, le New York Times a rapporté que le président américain avait durci sa position, expédiant une révision d'un possible protocole d'accord à Téhéran. Cela soulève des questions sur la véritable volonté de dialogue.
« Nous n'approuverons aucun accord tant que nous n'aurons pas la certitude que les droits du peuple iranien seront totalement respectés », a déclaré le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, lors d'une vidéo diffusée par la télévision d'État. Ce dernier a souligné la méfiance qui règne dans le climat actuel : « Les diplomates ne croient ni aux discours ni aux promesses de l'ennemi. »
D'après le site Axios, le président Trump accorde une priorité à l'éradication du programme nucléaire iranien et à la sécurisation du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, adoptant une posture plus rigide vis-à-vis de Téhéran.
Dans une récente interview sur Fox News, M. Trump s'est vanté de l'engagement renouvelé de l'Iran à ne pas développer d'armes nucléaires, tout en précisant que sa seule exigence est la garantie d'une absence totale d'armement nucléaire. « Ils ont accepté cela, et c'était très intéressant », a-t-il affirmé.
Du côté iranien, la levée des sanctions américaines et le déblocage d'avoir gelés sont perçus comme des droits naturels. De plus, Téhéran exige que tout accord inclue des conditions favorables quant aux hostilités au Liban, particulièrement avec les récentes opérations israéliennes contre le Hezbollah pro-iranien.
M. Trump a évoqué son approche mesurée : « Je ne suis pas pressé. Lentement mais sûrement, je crois que nous obtenons ce que nous voulons. Sinon, les choses prendront un autre tournant. » Dans le même esprit, son ministre de la Défense a déclaré que les États-Unis sont prêts à reprendre les hostilités avec l'Iran si les pourparlers échouent.
Les tensions escaladent depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par une offensive israélienne, alors que les discussions sur le programme nucléaire iranien étaient en cours.
L'Iran, pour sa part, maintient que son programme nucléaire n'est pas destiné à des fins militaires. « Nous gérerons la question nucléaire après avoir signé un protocole d'accord », a déclaré un responsable iranien sous couvert d'anonymat, ce qui illustre la complexité des négociations.
Les États-Unis, de leur côté, contestent l'autorité iranienne dans le détroit d'Ormuz, une voie essentielle pour le commerce de pétrole, et ont imposé un blocus sur le port iranien. Le commandement militaire américain a signalé des actions militaires ciblées vis-à-vis de cargos se dirigeant vers l'Iran.
Par ailleurs, les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir abattu un drone américain, renforçant ainsi la tension militaire entre les deux nations. Alors que la situation au Liban s'intensifie, le Premier ministre israélien a ordonné à l'armée d’augmenter son contrôle dans le sud du pays,des frappes aériennes ont été signalées.
Face à cette escalade, la France a appelé à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations Unies, dénonçant une « occupation de plus en plus profonde » du Liban par Israël. Désormais, tout laisse à penser que les jours à venir seront cruciaux pour l'avenir de la région.







