Le dimanche 31 mai, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a annoncé la prise de la forteresse de Beaufort, un château médiéval du XIIe siècle situé au Liban, marquant une nouvelle escalade dans les tensions régionales. Selon les derniers bilans, plus de 3 300 personnes ont perdu la vie dans les offensives israéliennes qui se poursuivent sur le territoire.
Emmanuel Macron a exprimé sur X son indignation, déclarant que « rien ne justifie l’escalade majeure en cours au Sud Liban ». En effet, la forteresse, perchée à 700 mètres d'altitude, offre une vue stratégique sur la vallée du fleuve Litani, et son symbole est lourd d'histoire, rappelant la Première Guerre du Liban. Nétanyahou a cité ses objectifs militaires : « Désormais, mes instructions sont d'approfondir et d'étendre notre contrôle sur les lieux qui étaient tenus par le Hezbollah. »
Malgré le cessez-le-feu déclaré le 17 avril, les offensives israéliennes semblent plus vigoureuses que jamais, ciblant des villes comme Tyr, où plusieurs bombardements ont blessé des civils. Les habitants expriment leur inquiétude, craignant une poursuite du conflit. Un local a déclaré : « C'est une escalade très dangereuse, on a tous peur que ça dure longtemps. » Un autre a ajouté : « Si le Hezbollah ne se désarme pas, les Israéliens ne se limiteront pas à Beaufort, ils pourraient atteindre Beyrouth. »
Une faute majeure selon l'État français
Les autorités libanaises condamnent ces récents événements, tandis que le Hezbollah répond par des tirs de roquettes, intensifiant la tension dans la région. D’après Arnauld Miguet de France Télévisions Proche-Orient, le nombre de roquettes tirées vers le nord d'Israël a atteint au moins 25 en une journée. Cela s’apparente à un avertissement sérieux. Le gouvernement français a qualifié la prise de Beaufort d'« une faute majeure », et a demandé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU pour discuter de la situation au Liban. Ainsi, la communauté internationale commence à réagir face à une gêne croissante qui menace la stabilité de toute une région.







