Le gouvernement de Keir Starmer avait classé Palestine Action parmi les organisations dites "terroristes", aux côtés d'Al-Qaïda et du Hezbollah, en raison des actes de vandalisme perpétrés par ses membres, notamment sur une base de la Royal Air Force.
Dans une décision rendue le 15 juin, la Cour d'appel britannique a validé l'interdiction du groupe, notant que le classement comme organisation terroriste par le gouvernement en juillet 2025 a conduit à l'arrestation de plus de 3000 de ses sympathisants. Selon la justice, la décision du ministère de l'Intérieur était "proportionnée" et "légale", malgré le caractère "hautement controversé" de l'interdiction, comme l'a souligné la juge Sue Carr.
Elle a affirmé : "C'est une erreur fondamentale de négliger le fait que Palestine Action promeut ouvertement une violence illégale qui s'apparente au terrorisme". Huda Ammori, l'une des fondatrices du groupe, a dénoncé cette décision sur X, affirmant : "Nous ne cesserons pas de lutter pour que cette interdiction soit levée et pour une Palestine libre".
Initialement, en février, la Haute Cour de Londres avait jugé que l'interdiction était "disproportionnée" et portait une atteinte à la liberté d'expression et de réunion. En réponse, la ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, avait décidé de faire appel, arguant de la nécessité de protéger la sécurité nationale.
Cette décision était particulièrement attendue par les nombreux individus inculpés pour avoir exprimé leur soutien à Palestine Action lors des manifestations qui ont suivi l'interdiction. Le gouvernement de Keir Starmer, lui, a justifié son action en invoquant des précédents historiques de manque de sécurité face à des organisations jugées menaçantes.
Des experts, comme le sociologue de l’Université de Londres, Jean Dupont, affirment que cette situation pose des questions sur la façon dont le gouvernement utilise la législation antiterroriste, et sur son impact réel sur la liberté d'expression dans le pays.







