Emmanuel Macron, autrefois considéré comme le partenaire privilégié de Donald Trump sur la scène européenne, manifeste désormais une opposition mesurée tout en préservant une certaine cordialité envers le président américain. Lors d'un entretien ce lundi 15 juin, le président français a déclaré : "Je ne suis pas rancunier. Après tant d'années, si je l'étais, cela créerait des problèmes".
Cette rencontre arrive à un moment crucial, alors que Macron se prépare à accueillir Trump d'abord au G7 à Évian, puis à Versailles. "Ce n'est pas un dîner de gala", a insisté Macron lors d'une interview avec TF1. Il a précisé que cet événement, visant à célébrer les 250 ans de l'indépendance américaine, souligne le rôle historique de la France aux côtés des États-Unis durant cette période.
"Ce sera notre moment de célébration de notre amitié", a-t-il ajouté, tout en précisant qu'il ne se rendrait pas aux États-Unis pour le 4 juillet, jour de la fête nationale américaine.
Une histoire d'indépendance et de liberté
Le programme de Trump à Évian inclut une réunion bilatérale avec Macron, ainsi que des rencontres bilatérales avec des dirigeants du Qatar, des Émirats, d'Égypte et d'Inde. Le dîner, prévu après le sommet, est une occasion unique de célébrer l'anniversaire de l'indépendance des États-Unis dans un lieu emblématique, où le traité de 1783 a été signé, scellant ainsi les liens franco-américains, selon la présidence française.
"C'est une histoire d'indépendance et de liberté", a déclaré Macron, insistant sur l'importance de se souvenir des valeurs qui fondent les États-Unis. Il a invité les Américains à se reconnecter avec leur histoire pour renforcer ces liens historiques.







