Le secrétaire d'État américain Marco Rubio, en visite à Abou Dhabi, a tenu à préciser que les États-Unis n'accepteront pas de péage ou redevances dans le détroit d'Ormuz, une route maritime cruciale pour le commerce mondial. Les discussions récentes entre Oman et l'Iran relancent les interrogations sur la gestion de ce passage stratégique, surtout au regard des tensions géopolitiques actuelles.
Rubio a insisté, lors d'une déclaration à la presse, sur le fait que "ce passage appartient à la communauté internationale. Aucun pays ne peut percevoir des frais sur une voie navigable transnationale. Je suis convaincu que de nombreux pays partagent notre position".
Une première étape d'une tournée dans le Golfe
Ce voyage marque le début d'une série de rencontres avec des partenaires au Moyen-Orient, dont les relations ont été éprouvées par de récentes hostilités. Rubio, dans sa volonté de rassurer les alliés des États-Unis, met en avant la nécessité de préserver la sécurité maritime, face à la menace des drones et missiles iraniens.
Les Émirats Arabes Unis recevront Rubio pour des discussions avec les autorités locales, avant de poursuivre son périple au Koweït et à Bahreïn, où il participera à une réunion du Conseil de coopération du Golfe. Cette tournée vise à renforcer les alliances militaires et commerciales dans une région en proie à des défis sécuritaires.
Parallèlement, l'ancien président Donald Trump a soulevé l'idée d'imposer un péage dans le détroit, un concept qui suscite des craintes parmi les pays riverains. La réaction immédiate de Rubio souligne une dissonance au sein de la politique américaine concernant cette stratégie. "Il n'y aura pas de péage, particulièrement durant les périodes de tensions", a-t-il affirmé.
En conclusion, alors que la région demeure secouée par des conflits, le message de Rubio apparaît comme une volonté de maintenir la libre circulation maritime et de défendre les intérêts stratégiques américains dans le Golfe.







