Mohammad Bagher Ghalibaf, président du parlement iranien, a lancé un appel à la participation massive aux funérailles du guide suprême Ali Khamenei, tué récemment dans des frappes israélo-américaines. « J’invite tout le peuple iranien (...) à écrire une page glorieuse de l’histoire de l’Iran islamique par votre présence », a-t-il déclaré, exhortant ainsi les citoyens à faire entendre leur voix dans cet événement historique, prévu à Téhéran ce samedi.
Dans un contexte de tensions croissantes, Ghalibaf a affirmé : « L’appel à la vengeance de la nation doit retentir aux oreilles du monde entier ». Les autorités prévoient entre 15 et 20 millions de participants pour cet hommage qui durera trois jours, une occasion pour l'Iran de se rassembler autour de la mémoire de son ancien dirigeant, qui a marqué le pays pendant près de 37 ans.
Les funérailles d'Ali Khamenei se dérouleront à la Mosalla de Téhéran, un vaste complexe destiné à accueillir des événements religieux. L’exposé de son corps coïncide avec une période où l'Iran semble vouloir montrer un front uni face à ses adversaires internationaux. « L’Iran (...) s’apprête à vivre l’un des moments les plus marquants de son histoire », a souligné Ghalibaf, en réponse à la tragédie.
Des dispositions de sécurité considérables sont mises en place, notamment un contrôle strict de la circulation aux abords de la Mosalla et une fermeture partielle de l’espace aérien. Les préparatifs comprennent également des bannières portant des messages tels que « Monsieur le martyr ».
Ali Khamenei, unique dirigeant iranien à avoir été assassiné en pleine fonction, sera inhumé le 9 juillet à Machhad, sa ville natale. Une délégation de dignitaires étrangers, dont Dmitri Medvedev et Shebaz Sharif, est attendue à Téhéran. Depuis son ascension à la tête de l'Iran, le fils de Khamenei, Mojtaba, n'a pas encore fait d'apparition publique, ce qui soulève des interrogations sur l'avenir politique du pays.
Alors que l'Irak voisin jouera un rôle dans ces funérailles prévues, les implications politiques et sociales de cet événement ne devraient pas être sous-estimées face à une nation en crise et en pleine réflexion sur son avenir.







