Deux jours après l'incendie dévastateur d'un bar à Crans-Montana, qui a entraîné la mort d'au moins 40 personnes lors des festivités du Nouvel An, les enquêteurs poursuivent leurs efforts d'identification des victimes et de recherche des causes de ce drame tragique. Le chef de la police cantonale du Valais, Frédéric Gisler, a informé les médias que sur les 119 blessés, 113 ont été formellement identifiés, incluant des ressortissants de plusieurs pays, notamment la France, l'Italie, et la Belgique.
Alors que l'identité des 40 victimes reste à confirmer, des dossiers d'ante mortem ont été ouverts pour les familles concernées, impliquant des nationalités variées telles que les Philippins, les Serbes et les Portugais. Des véhicules transportant les dépouilles ont également commencé leur trajet vers le centre funéraire de Sion, où des familles désespérées attendent des nouvelles de leurs proches.
Parmi les témoignages poignants, Laetitia Brodard, une mère de Lausanne, fait face à l'incertitude concernant son fils Arthur, 16 ans. Ce dernier avait envoyé un dernier message touchant à sa mère avant que l'incendie ne se déclare. Ce moment tragique s'est produit vers 01H30, alors que de nombreux jeunes célébraient dans le bar Le Constellation.
En l'absence de nouvelles, Laetitia a dû soumettre de l'ADN pour aider à l'identification de son fils. Des démarches éprouvantes l'ont conduite à travers différents hôpitaux, à la recherche de réponses concernant le sort d'Arthur. "Si nous devons le trouver par nos propres moyens, nous le ferons", a-t-elle déclaré avec une détermination bouleversante. Ce témoignage fait écho à une réalité cauchemardesque pour de nombreuses familles touchées par ce drame.
Concernant les causes de l'incendie, la procureure générale du Valais, Béatrice Pilloud, a émis l'hypothèse que le feu aurait pu provenir de bougies incandescentes ou de feux de Bengale, mal positionnés près du plafond. Des témoins rapportent que le bar, qui avait une capacité maximale de 300 personnes, était surpeuplé et que la mousse phonique présente au plafond a contribué à l'embrasement rapide de l'établissement.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des scènes déchirantes où des victimes tentent désespérément de fuir le bar, tandis que d'autres, gravement brûlées, se précipitent à l'extérieur. Comme l'a souligné Eric Bonvin, directeur général de l'Hôpital du Valais, la tragédie a engendré des victimes non seulement à cause des brûlures, mais aussi à cause d'écrasements et d'asphyxies dans la panique générale.
L'enquête se concentre également sur les normes de sécurité et les travaux réalisés dans le bar. Les propriétaires, un couple de Français, ont été interrogés par les autorités, mais aucune responsabilité n'a encore été déterminée. Alors que le travail des enquêteurs se poursuit, cette tragédie soulève des questions profondes sur la sécurité des loisirs nocturnes en Suisse, un sujet sur lequel des experts et des autorités s'interrogent aujourd'hui davantage.







