La colère des agriculteurs ne semble pas s'apaiser malgré les récentes promesses du gouvernement. Après une réunion avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, a encore appelé à une convergence vers Paris jeudi, malgré les interdictions de circulation des tracteurs en vigueur dans plusieurs régions. « Nous irons à Paris de manière pacifique », a-t-il affirmé.
Les Jeunes Agriculteurs, également présents à la réunion, expriment leur frustration : « Des mots ne suffisent pas, nous avons besoin d'actes concrets », a déclaré Quentin Le Guillous, leur secrétaire général (source : Le Monde). Alors que le syndicat se concentre sur les enjeux européens, il envisage des blocages aux frontières avec la Belgique et l'Allemagne, allant même jusqu'à perturber l'importation de produits qui ne sont pas d'origine française.
La FNSEA, principal syndicat agricole, rejoint le mouvement après avoir jusqu'ici évité un appel national. Les agriculteurs manifestent contre la baisse des prix du blé, le coût élevé des engrais et les craintes de concurrence accrue avec les pays du Mercosur. Une récente déclaration de la FNSEA évoque un « manque de vision mortifère » de la part du gouvernement et appelle à une loi d'exception pour relancer la production agricole.
Malgré les promesses d'un budget accru pour la Politique agricole commune (PAC) et d'autres mesures comme la suspension d'importation de produits agricoles contenant des résidus de pesticides interdits en Europe, ces mesures sont jugées insuffisantes, notamment par des experts du secteur. « Il est vital de créer des conditions favorables à une agriculture durable et compétitive », souligne un analyste agricole dans une interview pour France Info.
De plus, le traité de libre-échange avec le Mercosur est désormais en bonne voie, suscitant des inquiétudes parmi les agriculteurs. Alors que la signature pourrait intervenir début janvier, Sébastien Lecornu a fait part de son intention d’adopter une approche plus ferme vis-à-vis de la Commission européenne, avec une réunion à Bruxelles prévue pour ce mercredi (source : France 24).
Il est clair que la tension monte, alors que les agriculteurs cherchent à faire entendre leur voix face à des enjeux cruciaux pour leur avenir. Les prochains jours seront donc déterminants pour les mobilisations à venir.







