Le climat est de plus en plus tendu au Liban après que des frappes israéliennes, survenues le 6 janvier, ont entraîné la mort de deux hommes présentés comme des combattants du Hezbollah. Cette attaque survient à la veille d'une réunion cruciale pour établir le rapport entre l'État hébreu et le groupement pro-iranien, le Hezbollah.
Les autorités israéliennes affirment que ces frappes ciblent des protocoles établis visant à contrer les opérations du Hezbollah, un mouvement stabilisé et soutenu par l'Iran. Selon le ministère libanais de la Santé, ces attaques ont principalement touché la région de Kfar Dunin, un bastion du Hezbollah, où l'un des victimes était considéré comme responsable de la reconstruction des capacités militaires du groupe. Le commandement israélien a également indiqué qu’une autre frappe a détruit un bâtiment à Ghaziyé, générant des dommages matériels importants.
Le président libanais, Joseph Aoun, a condamné ces actes, déclarant qu'ils compromettent les efforts mis en place pour réduire les tensions et rouvrir le dialogue dans le cadre d’une issue diplomatique. Il a souligné que ces frappes viennent saper toute tentative de résolution pacifique des conflits, tant au niveau local qu'international.
Depuis la fin des hostilités, Israël a intensifié ses opérations militaires ciblant des infrastructures du Hezbollah, justifiant ses actions par la nécessité de se défendre contre les menaces persistantes. Ces attaques ont suscité la colère non seulement des autorités libanaises, mais ont également exacerbé les préoccupations au sein de la communauté internationale, comme l'indiquent plusieurs rapports d'analystes politiques.
La commission de surveillance du cessez-le-feu, qui inclut des représentants des États-Unis, de la France, du Liban, d'Israël et des Nations Unies, doit se réunir pour aborder ces questions pressantes. Ce forum est considéré comme essentiel pour tenter de stabiliser la région et éviter une nouvelle escalade des conflits.
Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des opérations de paix de l'ONU, a renforcé cette position lors de sa récente visite au Liban, en soulignant l'importance d'une coopération internationale pour restaurer la paix. Pendant ce temps, le gouvernement libanais se prépare à discuter de mesures pour limiter l'influence du Hezbollah et de son arsenal, en réponse à des pressions internationales et aux craintes croissantes d'un conflit majeur.







