Dans un mouvement audacieux, l'administration Trump a annoncé son intention de prendre le contrôle des activités pétrolières du Venezuela pour une période indéterminée. Ce plan, qui pourrait donner aux États-Unis un pouvoir inédit sur les réserves pétrolières de l'hémisphère occidental, soulève de nombreuses questions quant à la viabilité de l'industrie dans une nation en proie à l'instabilité.
Le Wall Street Journal souligne que malgré ces ambitions, les États-Unis devront relever le défi d'attirer les entreprises américaines vers un secteur pétrolier en déclin, où les infrastructures sont en piteux état. Le président Trump a déclaré que le Venezuela ne pourra vendre ses ressources qu'à condition que cela serve les intérêts américains. Une approche qui, selon le vice-président JD Vance, garantit que les recettes pétrolières bénéficieront principalement aux États-Unis.
Les conditions sont telles que, selon le Washington Post, la situation est sans précédent et pourrait contraindre le Venezuela à expédier l'intégralité de son pétrole vers les États-Unis. Malgré les promesses d'accords, la compagnie pétrolière d'État PDVSA reste dans l'incertitude, indiquant qu'aucune entente définitive n'a été conclue.
Le marché pétrolier vénézuélien, déjà affaibli par des années de mauvaise gestion, nécessite des investissements massifs pour relancer sa production. Les experts de l'industrie estiment que pour voir une amélioration significative, il faudrait investir des dizaines de milliards de dollars. Cependant, avec des prix du pétrole en baisse, les entreprises pourraient rechigner à ouvrir leurs porte-monnaie. Chevron est actuellement la seule compagnie majeure active sur le terrain, tandis que d'autres sociétés rencontrent des difficultés logistiques et de personnel pour entrer dans ce marché délicat.
Selon des analystes, un retour à une production stable pourrait prendre plusieurs années, rendant cette initiative encore plus complexe. La situation au Venezuela reste donc tendue, et de nombreux observateurs se demandent si cette stratégie américaine peut vraiment fonctionner sans exacerber la crise actuelle.







