Le 7 janvier, le président colombien Gustavo Petro et son homologue américain Donald Trump ont eu un échange téléphonique crucial, mettant fin à une série de provocations publiques qui ont marqué leurs relations ces derniers mois. Cette discussion fait suite à des menaces de frappes américaines sur le territoire colombien.
Le ministère colombien des Affaires étrangères a été le premier à annoncer cette conversation, la première depuis le retour de Trump à la Maison Blanche en 2025. Le président américain a déclaré qu'il souhaitait accueillir Petro à la Maison Blanche dans un avenir proche, une initiative inattendue compte tenu des tensions croissantes.
Dans le cadre de cet échange, Gustavo Petro a pris la parole pour aborder des sujets sensibles tels que le trafic de drogue et d’autres désaccords existants. Donald Trump a exprimé sur sa plateforme Truth Social qu'il avait « apprécié le ton » employé par son homologue colombien, montrant une volonté de renouer le dialogue. Ce rapprochement est essentiel, selon plusieurs analystes, car il pourrait permettre de stabiliser une relation américano-colombienne déjà sous tension.
Les critiques sur l'intervention militaire des États-Unis dans la région n'ont pas manqué, Petro ayant accusé Washington d'agir sans légitimité en tentant d'éliminer le président vénézuélien Nicolás Maduro. En réponse, Trump a eu des mots durs, qualifiant Petro de « baron de la drogue » et le mettant en garde contre de possibles conséquences.
Ce nouvel appel de Petro se produit alors qu’il a appelé les Colombiens à manifester, défiant les menaces pesant sur lui. Il a affirmé être prêt à se rendre à la Maison Blanche, renforçant ainsi son engagement à dialoguer, malgré les incertitudes qui entourent les intentions des États-Unis.
Les relations entre la Colombie et les États-Unis, traditionnellement définies par une forte alliance militaire et économique, se sont intensément dégradées au fil des mois, Trump allant jusqu'à retirer le pays de la liste des alliés dans la guerre contre la drogue. Les experts s'interrogent maintenant sur l'avenir de cette alliance et sur la manière dont ces nouvelles discussions pourront influencer les politiques régionales.
Selon Le Monde, cette conversation pourrait marquer le début d'une nouvelle dynamique, mais il faudra surveiller de près comment les deux chefs d'État jongleront avec les intérêts contradictoires et les attentes de leurs citoyens.







