Autrefois omniprésents, les planisphères sont aujourd'hui souvent relégués au placard, à l'image des vieux magnétoscopes. La transition numérique a bouleversé notre rapport à la géographie. À la rédaction du Dauphiné Libéré, un énorme planisphère des années 70 trône encore, emblématique d’une époque où l’URSS faisait partie intégrante de l’échiquier mondial. En l’examinant, on se remémore des pays aujourd’hui disparus, comme la Yougoslavie ou la Rhodésie.
Des figures politiques comme Donald Trump semblent encore s’intéresser à ces représentations. À la Maison Blanche, il est probable qu'un planisphère informe les décisions stratégiques, notamment dans ses ambitions concernant le Groenland ou même le Canada. Une vue sur la carte montre l'immensité de la Russie à gauche et, à droite, l'Amérique du Nord, ce qui pourrait encourager un imaginaire d'unicité territoriale.
Alors que l'Union européenne reste sceptique face à de potentielles annexions, comme l’illustre l’analyse du journaliste Jean-Pierre Sémard sur France 24, Trump pourrait en effet lorgner sur ces territoires, alimentant ainsi le fantasme d’un empire territorial du continent américain. Les enjeux y sont cruciaux, et des experts comme Claire Doulliez Gross, géographe, soulignent l’importance d’une redéfinition des frontières dans un monde en constante évolution.
Il devient vital de conserver ces cartes, non seulement comme outils de navigation, mais comme témoins d’un monde en transformation. En les imprimant, nous offrons aux générations futures un aperçu de notre passé, rappelant que l’histoire est un territoire mouvant, qui mérite d'être exploré.







