Le ministre des Affaires étrangères iranien a récemment affirmé que l'Iran est en état de préparation pour la guerre, tout en restant ouvert à des négociations, suite aux menaces d'intervention militaire de l'administration Trump. Celles-ci font suite à des manifestations massives, qui selon plusieurs sources, ont causé la mort d'au moins 192 manifestants depuis le 28 décembre, bien que des estimations avancent des chiffres bien plus élevés.
Les manifestations, qui ont éclaté après une montée vertigineuse des prix, mettent à l'épreuve la République islamique dans ses fondements même. Téhéran a tenté de reprendre le contrôle en organisant des contre-manifestations pour soutenir le gouvernement, alors que l'ONG Iran Human Rights signale que le bilan des victimes pourrait atteindre 3 000 depuis le début des troubles.
Les hôpitaux, selon le Centre pour les droits de l'homme en Iran, sont débordés par l'afflux de blessés, tandis que les réserves de sang diminuent rapidement, un signe alarmant de l'ampleur de la crise. La télévision d'État a diffusé des images de bâtiments en feu et de cortèges funéraires, renforçant l'idée que le pays est au bord du chaos.
Le mouvement de contestation, initialement centré sur les questions économiques, est rapidement devenu une défiance ouverte contre le pouvoir en place. Ce bouleversement survient à un moment où l'Iran se remet encore des répercussions de son conflit de courte durée avec Israël et de la pression internationale sur son programme nucléaire.
Le président américain, dans une déclaration récente, a souligné que les dirigeants iraniens cherchent à négocier, un énoncé qu'il a relié à la possibilité d'une réponse militaire si les provocations persistent. En réaction à ces tensions, les autorités iraniennes ont décrété trois jours de deuil national pour les membres des forces de sécurité tués dans les troubles.
Experts et analystes, comme ceux cités par France 24, s'interrogent sur l'appétit du gouvernement pour la négociation face à une opposition croissante. Un expert en géopolitique a déclaré : "L'Iran se trouve à un croisement. La répression brutale pourrait renforcer le ressentiment populaire, mais une ouverture diplomatique pourrait offrir une bouffée d'air frais à un régime affaibli." Les signes de division au sein d'un gouvernement déjà contesté ajoutent un autre niveau de complexité à une situation déjà volatile.
Enfin, le son de la contestation résonne bien au-delà des frontières iraniennes, des manifestations de solidarité ayant eu lieu dans diverses métropoles comme Paris, Londres, et Vienne. Les organisations internationales continuent d'appeler au calme tout en condamnant la violence des autorités iraniennes, avec des dirigeants tels que le chancelier allemand Frierich Merz dénonçant cette situation comme un "signe de faiblesse du pouvoir".







