À partir du mardi 13 janvier, Marine Le Pen se retrouve à un tournant décisif de sa carrière politique. Confrontée à une condamnation de 2025 à quatre ans de prison, dont deux ferme, accompagnée d'une amende de 100 000 euros et d'une inéligibilité de cinq ans, l'ancienne présidente du Rassemblement national (RN) se bat pour préserver ses ambitions présidentielles en 2027. Ce procès en appel dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national, qui aurait détourné près de 4 millions d'euros entre 2004 et 2016, pourrait reconfigurer l'échiquier politique français.
Le tribunal avait qualifié Le Pen de "cœur" d'un système de détournements de fonds, notant le risque de récidive et son manque de reconnaissance des faits. Son espoir dans cette nouvelle procédure repose sur la possible levée de l'inéligibilité, condition indispensable pour toute candidature future à l'Élysée. En cas d'échec, elle a déjà désigné son successeur présumé, Jordan Bardella, affichant une certaine résilience en déclarant : "Il peut gagner à ma place".
D'ailleurs, les échanges au sein du RN révèlent sa volonté de rester dans la course, affirmant qu'elle se présenterait à nouveau à la présidentielle si cela s'avérait possible, tout en conservant un "tout petit espoir" de renverser la situation. De nombreux experts politiques s'interrogent sur son avenir : Pierre-Bernard, politologue, souligne que "la portée de ce jugement en appel sera déterminante non seulement pour Marine Le Pen, mais pour l’ensemble du paysage politique français". Ses soutiens, décrivant une Le Pen "combative" et "sûre de son innocence", cherchent à maintenir l'optimisme face à une situation tendue.
Alors que six autres anciens députés européens et quatre ex-assistants participent également à l'appel, la tension monte au sein du RN. La décision finale, attendue cet été, pourrait bien redéfinir non seulement le futur de Marine Le Pen, mais aussi celui de son parti, dans un contexte politique déjà tumultueux. Selon RTL, les enjeux de ce procès sont cruciaux pour l'avenir de la droite française et il est certain que ce drame juridique n'est pas près de se clore.







