Le 17 janvier dernier, Copenhague a été le théâtre d'une mobilisation impressionnante. Des milliers de Danois ont envahi les rues pour exprimer leur fermeté face aux ambitions de Donald Trump concernant le Groenland. Revêtus de drapeaux groenlandais et danois, les manifestants ont arboré des slogans percutants tels que "Make America Go Away", en réponse au slogan racoleur de Trump.
Cette vague de protestation a éclaté trois jours après un entretien à Washington, durant lequel les autorités danoises ont pris conscience de l'impossibilité d'un accord sur la question groenlandaise. Les tensions sont palpables ; le président américain a menacé de recourir à des surtaxes contre les nations qui ne soutiennent pas sa vision de l'acquisition du territoire, qu'il considère vital pour la sécurité nationale. "J'ai besoin du Groenland pour la sécurité nationale", a-t-il affirmé le 16 janvier.
Des discours alarmants sur la défense
Chris Coons, sénateur démocrate et membre d'une délégation américaine en visite au Danemark, a rassuré en déclarant qu'il n’existait pas de "menaces immédiates" pesant sur le Groenland. Il a plaidé pour des investissements accrus dans la sécurité de cette région arctique. Dans une interview sur Fox News, Stephen Miller, conseiller proche de Trump a crûment souligné les limitations du Danemark en termes de défense, affirmant que "le Groenland est aussi vaste qu'un quart des États-Unis et que le Danemark, bien qu'un pays respecté, est limité par sa taille, sa population et sa capacité militaire".
Les manifestations à Copenhague ont résonné avec un fort soutien international, des dirigeants européens affirmant leur solidarité avec le Danemark dans cette controverse. Pour beaucoup, la situation met en lumière l'importance croissante du Groenland sur l'échiquier international, notamment en raison de ses ressources naturelles et de sa position géostratégique.
Le Groenland, avec sa population relativement faible mais résiliente, a toujours été au centre des discussions géopolitiques, surtout avec l'ascension des tensions entre États-Unis et China dans la région arctique. Des analystes notent que la demande de Trump pourrait être davantage qu'un simple intérêt pour le territoire ; elle pourrait également être liée aux changements climatiques et à l'accès accru aux voies maritimes et aux ressources.







