Le Forum économique mondial de Davos est au cœur des tensions géopolitiques autour du Groenland, un territoire autonome sous l'égide du Danemark. Le président américain, Donald Trump, a intensifié ses pressions sur les pays européens, incitant à une réunion sur l'avenir de ce territoire. En parallèle, Emmanuel Macron s'apprête à délivrer un discours marquant sur ces enjeux, dénonçant ce qu'il nomme un nouveau colonialisme, tout en plaidant pour une réponse unie de l'Union européenne.
Trump a en outre brandi la menace d'une taxe exorbitante de 200% sur les vins et champagnes français, au lendemain du refus de Macron de se joindre à son controversé « Conseil de paix ». Cette escalade des tensions commerciales soulève des craintes quant à un possible retour à des politiques protectionnistes et à leurs conséquences économiques pour les deux parties.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a également pris la parole à Davos, évoquant la nécessité d'augmenter les investissements européens au Groenland pour contrer l'influence croissante des États-Unis. Elle a déclaré : « Nous devons investir massivement dans des infrastructures et des capacités de défense pour assurer notre présence dans l'Arctique ». Cet appel à l'action souligne l'importance stratégique de la région dans le contexte des tensions militaires croissantes.
Le Forum est aussi marqué par l'absence d'Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, qui a dû annuler sa participation en raison d'un léger souci de santé, un fait qui ne manque pas d'ajouter une pincée d'ironie à une réunion centrée sur la gouvernance mondiale.
Malgré l'absence de Guterres, la présence d'avions militaires américano-canadiens sur le sol groenlandais souligne la volonté d'un déploiement stratégique pour des activités militaires prévues de longue date, renforçant l'impression d'une militarisation croissante de l'Arctique. Ce développement a également suscité des réactions variées parmi les analystes politiques, certains exprimant des inquiétudes quant à un potentiel embrasement de cette région, déjà sensible par ses enjeux environnementaux et géopolitiques.
En somme, cette rencontre à Davos non seulement met en lumière le bras de fer entre les États-Unis et l'Europe, mais elle soulève également des questions critiques sur l'avenir des relations internationales dans un contexte où chaque territoire, comme le Groenland, devient un enjeu de pouvoir et d'influence.







