Ce système militaire, s'inspirant du 'Dôme de fer' israélien, est conçu pour protéger les États-Unis des attaques par missiles balistiques, hypersoniques et de croisière. Donald Trump soutient que le Groenland est crucial pour son application.
Le 21 janvier dernier, Donald Trump a fait une annonce inattendue en indiquant qu'il levait les menaces de droits de douane sur plusieurs pays européens qui s'opposaient à son projet de conquête du Groenland. Le président a également déclaré avoir 'conçu le cadre d'un futur accord concernant le Groenland' lors d'une réunion qu'il a qualifiée de 'très productive' au Forum économique mondial de Davos.
D'après des sources proches des discussions, rapportées par le New York Times, il semblerait que les États-Unis aient obtenu 'la souveraineté sur des terres groenlandaises pour y établir des bases militaires', notamment la base américaine de Pituffik. En évoquant le 'Dôme d'or', Trump a précisé : 'Le Groenland est vital pour le Dôme d'or que nous construisons', sur son réseau Truth Social.
Ce projet ambitieux vise à créer un bouclier antimissile, fonctionnel d'ici janvier 2029, date à laquelle son mandat se terminera. Mais que cache cette initiative, et quels sont les défis de sa réalisation ? Éclaircissements.
Un projet lancé au début de son second mandat
Le 27 janvier 2025, une semaine après son investiture, Trump a signé un décret en faveur d'un 'Dôme de fer pour l'Amérique', destiné à contrer les menaces de missiles balistiques, hypersoniques et autres attaques aériennes jugées sophistiquées, selon la Maison Blanche.
Une étude de la défense américaine en 2022, publiée sous Joe Biden, a souligné les menaces croissantes provenant de pays tels que la Russie et la Chine, avertissant que Pékin se rapproche technologiquement des États-Unis. La Maison Blanche a pour mission de se prémunir de telles menaces. Le 'Dôme de fer' est devenu le 'Dôme d'or', en adéquation avec l'esthétique dorée qui semble prévaloir dans l'administration Trump.
Une inspiration israélienne
La Maison Blanche s'est inspirée du système israélien du même nom, mis en service en 2011 pour protéger Israël des tirs de roquettes et de missiles. Ce système utilise des radars pour identifier les menaces, tandis que des batteries de missiles intercepteurs sont activées pour neutraliser les projectiles. Selon Iain Boyd, directeur du Centre pour les initiatives de sécurité nationale à l'Université du Colorado, le 'Dôme d'or' adoptera une technologie similaire mais à une échelle bien plus vaste.
Composante spatiale envisagée
Une étude du service de recherche du Congrès américain suggère que ce bouclier pourrait englober les systèmes déjà en place tout en les modernisant. Le Congrès a pour l’instant émis des réserves quant au projet, surtout en ce qui concerne le coût substantiel qu'il pourrait engendrer. Le coût estimé serait d'environ 175 milliards de dollars, un montant qui pourrait atteindre des milliers de milliards en fonction des technologies développées.
Une faisabilité incertaine
Le 'Dôme d'or' sera-t-il opérationnel d'ici 2029 ? Selon des experts, il est difficile de garantir une protection des États-Unis comparable à celle d'Israël. 'Le défi principal réside dans la capacité à suivre en continu un missile hypersonique', met en garde Iain Boyd. Des interrogations demeurent quant aux possibilités d'interception de missiles dans leur phase ascendante ainsi que sur les capacités d'armement dans l'espace. De nombreux experts soulignent qu'un projet de cette envergure risquerait de dépasser les budgets prévus.







