Lors d'une rencontre au palais de l'Élysée le 28 janvier dernier, Emmanuel Macron a averti que le conflit récent avec les États-Unis au sujet du Groenland représente un «signal d’alerte stratégique» pour l'Europe. Cette déclaration met en lumière les préoccupations croissantes au sein des nations européennes face à la militarisation croissante de l'Arctique.
L'Otan a annoncé mercredi le lancement de sa mission Arctic Sentry, une initiative visant à consolider la sécurité dans la région arctique. Cette démarche cherche à atténuer les tensions avec le président américain Donald Trump, qui avait évoqué des menaces d'annexion concernant le Groenland, une zone stratégique sensible.
Cette mission Arctic Sentry a pour objectif de maintenir la stabilité dans cette région stratégique, a affirmé le général américain Alexus Grynkewich, commandant suprême de l'Alliance, dans un communiqué. Au-delà des enjeux militaires, cette initiative représente également un engagement diplomatique fort de l'Otan pour favoriser la coopération entre les pays de la région, notamment le Danemark et le Groenland.
Simultanément, des experts en géopolitique soulignent l'importance croissante de l'Arctique en tant que théâtre de rivalités internationales, où les routes maritimes s'ouvrent et où les ressources naturelles deviennent un enjeu majeur. Selon une analyse du Monde, cette nouvelle mission pourrait également être interprétée comme une réponse aux stratégies de la Russie, qui renforce sa présence militaire dans la région.
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