Anne Deneuchatel, une quinquagénaire de La Réunion, a été victime d'une arnaque de 830.000 euros par des escrocs se faisant passer pour l'acteur Brad Pitt, via de faux comptes et des messages ciblés. Ce scandale, qui a largement fait écho dans les médias, met en lumière des lacunes flagrantes dans la vigilance des banques.
En contact avec une bande de cybercriminels utilisant des technologies avancées telles que l'intelligence artificielle pour créer des faux profils, Anne Deneuchatel a découvert une réalité sinistre lorsqu'elle a compris qu'elle était manipulée depuis un an et demi.
Après avoir perdu une somme colossale, elle a décidé d'assigner en justice deux banques, les accusant de manquement à leurs obligations de vigilance. Selon RTL, elle leur reproche d’avoir validé des virements dont les libellés auraient dû éveiller des soupçons.
Réparation intégrale de son préjudice
Des experts ont identifié des typologies de virements des plus surprenantes, dont des libellés comme « opération de transplantation du rein gauche de monsieur William Bradley Pitt » et « acompte pour l'assurance production cinématographique de William Bradley Pitt ». Des montants atteignant 59.474 euros ont été transférés vers des comptes en Turquie et en Espagne sans qu'aucune alerte ne soit déclenchée.
Cette affaire soulève des questions cruciales sur la responsabilité des banques face à des transactions douteuses. Comme l’explique une enquêtrice spécialisée en cybersécurité, "les banques doivent avoir des mécanismes robustes pour détecter de telles anomalies, sinon elles deviennent des complices involontaires de ces crimes". Les conséquences de cette négligence sont dramatiques pour les victimes, qui se retrouvent dans l'impossibilité de récupérer leur argent.
En attendant, Anne Deneuchatel espère non seulement une réparation intégrale de son préjudice, mais également une prise de conscience générale sur la nécessité des banques d’adopter des protocoles de vigilance plus stricts.







