Le très attendu livre de Gisèle Pelicot, « Et la joie de vivre », sortira mardi 17 février 2026 dans vingt-deux langues. Un récit qu'elle souhaite être porteur d'espoir pour tous ceux qui l'ont soutenue.
Sans nul doute, le livre de Gisèle Pelicot est l'une des sorties les plus attendues de l'année. Elle y relate, pour la première fois, les viols orchestrés par son ex-mari ainsi que le procès historique d’Avignon en 2024, qui l’a propulsée au cœur de la lutte contre les violences sexuelles, révélant la problématique de la soumission chimique.
Dans Et la joie de vivre, publié par Flammarion et coécrit avec la journaliste Judith Perrignon, elle souligne sa volonté de « comprendre la descente aux enfers » qu'elle a subie de la part de son ex-mari, une expérience profondément enfouie dans l’inconscient en raison de l’administration de sédatifs pendant les actes.
« Comprendre la descente aux enfers »
« J’avais besoin de témoigner de mon parcours de vie, de m’adresser à tous ceux et celles qui m’ont soutenue », a-t-elle confié à l’AFP. Son acte de dévoilement est décrit également comme « douloureux et passionnant ». Elle raconte comment, en 2017, « la cadence des viols s’est intensifiée », son ex-mari, Dominique Pelicot, s’étant alors engagé dans un réseau de débauche avec des personnes aux pratiques extrêmes, très loin de l’électricien au caractère doux qu’elle avait connu en 1971.
Elle souhaite maintenant le rencontrer en prison, donnant à cette rencontre un sens de « étape » dans sa réhabilitation. Elle évoque le besoin de comprendre les souffrances endurées par sa fille Caroline, qui vit actuellement un véritable enfer émotionnel dû à des doutes persistants sur son propre passé.
Dans ses mémoires, Gisèle Pelicot rend hommage aux femmes et au public qui l'ont applaudie à Avignon. « Cette foule m’a sauvée », écrit-elle, ayant passé en phase de devenir un symbole de la résistance contre les violences faites aux femmes. En prenant du recul, elle réalise que cette histoire ne lui appartient plus totalement.
« Je voudrais que cette histoire serve aux autres, qu’une femme qui se réveille un matin sans souvenirs de la veille se rappelle du procès Pelicot, » a-t-elle déclaré lors d'un récent entretien sur France 5.
Garder les bons souvenirs
Comme l'indique son titre, Gisèle Pelicot ne s'est pas contentée de faire un récit larmoyant, mais a voulu transmettre « un message d’espoir ». Elle tient à conserver en mémoire les moments positifs de sa vie avec Dominique. « Je ne peux pas effacer toute ma vie, me dire que ces années n’ont été qu’un mensonge. C’est trop pour moi, sinon je m’effondre. »
Aujourd'hui, Gisèle Pelicot aspire simplement à la tranquillité et à profiter de sa vie avec son nouveau compagnon sur l’île de Ré. « Après les épreuves, je me permets d’être heureuse. C’est ce que je choisis. »
Avec AFP
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