Une réunion fondamentale se tient ce mercredi 25 février entre les représentants des employeurs et des syndicats concernant les règles de l'assurance-chômage. Ce rassemblement pourrait être la dernière opportunité d'établir un consensus sur les ruptures conventionnelles, permettant ainsi aux employés de mettre fin à un contrat à durée indéterminée tout en percevant des allocations chômage.
Il se pourrait bien que les conditions pour bénéficier d'une rupture conventionnelle deviennent moins avantageuses. Les discussions actuelles visent à réduire les coûts liés aux ruptures à l'amiable, que le gouvernement considère trop élevés. L'objectif est d'économiser un minimum de 400 millions d'euros pour l'assurance chômage, comme le souligne un rapport de RTL.
Avec près de 515.000 ruptures conventionnelles conclues en 2024, notamment dans les petites structures, le gouvernement fait face à des coûts qui grimpent à 9,4 milliards d'euros pour les allocations chômage, représentant 26 % du budget total. Tous ces éléments conduisent le gouvernement à dénoncer ce qu'il qualifie d'abus du système mis en place lors de sa création en 2008.
Bien que les syndicats se montrent ouverts à la discussion, ils jugent que les propositions des employeurs sont excessives. Des changements envisagés pourraient réduire la durée d'indemnisation à 15 mois pour les chômeurs de moins de 55 ans ayant opté pour une rupture conventionnelle, une situation qui suscite l'indignation, comme l'exprime Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT : "Il faut arrêter de se moquer du monde, le patronat n'a pas joué le jeu."
Elle insiste : "Les organisations syndicales s'unissent pour rejeter ces reculs. Cela ressemble davantage à une attaque contre les chômeurs que contre le chômage lui-même."
"Trouver une voie de passage"
Au cœur du débat, les avis parmi les syndicats divergent. Tandis que certains prônent une réforme des règles d'indemnisation, d'autres mettent l'accent sur la nécessité d'un accompagnement renforcé post-rupture. Malgré ces différences, tous semblent d'accord sur un objectif : faire pression sur le patronat et préserver les droits des travailleurs.







