Randy Fine, député républicain en Floride et fervent partisan de Donald Trump, est au cœur d'un scandale après des commentaires publiés sur les réseaux sociaux. Ses remarques ont rapidement suscité des condamnations, atteignant même les sphères politiques les plus élevées des États-Unis.
Rappelons que quelques jours auparavant, Trump avait renforcé la controverse en diffusant une vidéo jugée raciste sur l'ancien couple présidentiel Obama. Cette fois, la provocation vient d'un de ses proches soutiens, Randy Fine, qui n'hésite pas à partager des opinions qui relancent le débat sur l'extrémisme au sein du Parti républicain.
Dans une réponse virulente sur X, Fine a commenté un tweet de Nerdeen Kiswani, une activiste palestinienne résidant à New York. Kiswani avait fait une déclaration humoristique suggérant que les chiens ne devraient pas être considérés comme animaux de compagnie, une opinion qu’elle a par la suite précisée comme ironique. Son message incluait: « Enfin, New York se convertit à l'islam », ce qui a provoqué la colère du député.
Fine, réagissant à ce qu’il interprète comme une menace, a écrit: « S’ils nous obligent à choisir, le choix entre les chiens et les musulmans ne sera pas très difficile. » Malgré le tollé général qu’a suscité son message, il a maintenu sa position, soutenant ses propos avec d'autres messages et même un dessin de chiot.
Gavin Newsom exige la démission de l’élu
La réponse immédiate du Gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a été d'une fermeté déconcertante : « Démissionne maintenant, sale raciste. » Ce n’était que le début d’une série de critiques. Le journaliste britannique Piers Morgan s'est également indigné, qualifiant les propos de Fine d’« absolument dégoûtants ».
Le CAIR (Conseil des relations américano-islamiques) n’a pas tardé à dénoncer les commentaires de Fine, le comparant à certaines des figures les plus tristement célèbres du racisme en affirmant: « Randy Fine est un membre du Ku Klux Klan et un nazi des temps modernes. » Ils ont demandé des actions concrètes de la part des dirigeants politiques, soulignant que Fine ne devrait pas rester en poste.
Les critiques ont aussi émergé des rangs républicains eux-mêmes. Charles Gambaro, un ancien rival politique de Fine, a déclaré qu'il n'avait « absolument rien à faire » au Congrès et que ses commentaires étaient une honte pour leur communauté.
Au-delà des mots, certains ont même de manière ironique souligné la signification du nom Fine, qui en anglais peut être traduit à la fois par « bien » et « amende ».







