Genève (AFP) – Des représentants russes, ukrainiens et américains se réuniront mardi à Genève pour une nouvelle session de négociations visant à mettre un terme à quatre années de conflits en Ukraine. Ces discussions font suite à deux rencontres récentes aux Émirats Arabes Unis, qui n'avaient pas abouti à des résultats significatifs.
Les parties échangeront sur un plan américain présenté il y a quelques mois. Les potentielles concessions territoriales de Kiev en échange de garanties de sécurité occidentales représentent un point central des pourparlers.
Un des principaux points de blocage demeure la situation dans le Donbass, la région industrielle de l'est de l'Ukraine. Moscou exige le retrait des forces ukrainiennes des zones qu'elles occupent encore dans le Donetsk, une demande que Kiev refuse catégoriquement.
Donald Trump, à l'origine de ces pourparlers diplomatiques, cherche à obtenir une solution pacifique au conflit qui a débuté avec l'invasion russe en février 2022. Dans une déclaration à la presse, il a souligné l'importance d'avancer rapidement vers des négociations formelles.
« L'Ukraine ferait mieux de venir à la table des discussions, et rapidement », a affirmé Trump, notant que la Russie semblait prête à négocier un accord.
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a cependant signalé que « les questions à régler sont vastes » et aucune prédiction sur l'issue des discussions ne pouvant être formulée. Il a précisé que Moscou espérait un accord durable et non simplement une cessation temporaire des hostilités.
Des concessions ukrainiennes sur la table ?
De son côté, Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a exprimé des doutes quant à la sincérité des intentions de négociation du Kremlin. Alors que les forces russes poursuivent leurs bombardements sur l’infrastructure énergétique de l'Ukraine, il a exhorté la communauté internationale à exercer une pression suffisante sur la Russie pour parvenir à une solution durable.
« Ce n'est pas en cédant notre territoire que nous pourrons mettre fin à cette guerre », a-t-il affirmé lors d'une récente intervention, rejetant fermement l'idée d'échanges territoriaux.
Son armée vient de réaliser une contre-offensive significative, ayant récupéré 201 km² de territoire en seulement quelques jours.
Historien et ancien ministre de la Culture, Vladimir Medinski dirigera cette fois la délégation russe, indiquant un champ d'action plus politique qu'auparavant. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé que des sujets plus variés seraient évoqués, y compris les revendications territoriales.
Пока, l'équipe ukrainienne sera dirigée par l’ex-ministre de la Défense Roustem Oumerov, avec la Maison Blanche envoyant Jared Kushner, le gendre de Trump, et Steve Witkoff comme émissaires.
« Les alliés européens sont souvent écartés des négociations, ce qui pourrait être une grave erreur », a averti Zelensky, alors que les espoirs de résultats concrets nourrissent les attentes d’un règlement progressif. Dans un contexte aussi tendu, l'avenir de cette rencontre à Genève créera sans aucun doute des répercussions significatives dans la recherche d'une paix durable.
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