Dans la soirée de lundi, l'armée américaine a annoncé la mort de onze narcotrafiquants présumés au cours de frappes menées dans le Pacifique et les Caraïbes. Cette opération, publiée via un communiqué sur X, a eu lieu le 17 février 2026.
Les victimes, accusées par Washington de transport de drogues, ont été ciblées sur trois embarcations, avec huit individus éliminés dans deux attaques dans le Pacifique et trois autres sur un bateau dans les Caraïbes, selon les précisions fournies par l'Agence France-Presse (AFP).
Depuis le début de ces opérations militaires, qui ont démarré en septembre dernier, le bilan avoisine désormais les 140 personnes tuées. Ce durcissement de la lutte contre le narcotrafic a profondément marqué la région.
Des critiques soulevées concernant la légalité des frappes
Des experts et des représentants de l’Onu se sont exprimés sur cette campagne, qualifiant ces actions d'exécutions extrajudiciaires. Bien que l'administration Trump n'ait pas produit de preuves claires démontrant l'implication des navires visés dans des activités illégales, la tension demeure autour de la légalité de cette intervention militaire.
La légitimité de l'opération est contestée, faisant naître d'intenses débats au sein de la communauté internationale. La campagne vise officiellement à démanteler des cartels alimentant le trafic de drogue vers les États-Unis.
Dans un contexte sociopolitique tendu, la France24 soulève également que ces frappes constituent une escalade des actions militaires américaines dans la région. Le porte-avions USS Ford a été déployé vers le Moyen-Orient, tandis qu'une partie de la flotte américaine reste sur place.
Cette escalade des tensions dans les Caraïbes et le Pacifique laisse présager une intensification de l'engagement américain dans la lutte contre le narcotrafic, et soulève des questions sur les conséquences humanitaires de telles actions.







