Les négociations entre l'Ukraine et la Russie sous l'égide des États-Unis à Genève stagnent, accablées par des divergences profondes concernant le Donbass. Pendant ce temps, les frappes russes se multiplient, augmentant la pression sur Kiev et incitant Washington à exhiger une résolution rapide du conflit.
Le cycle de discussions, qui ont duré six heures le 17 février, est marqué par des tensions palpables. Les négociateurs ukrainiens et russes n'arrivent pas à s'accorder sur le sort du Donbass, où la Russie exige le retrait des forces ukrainiennes, ce que Kiev rejette catégoriquement.
Les discussions se déroulent dans un climat de frappes massives de la Russie sur l'Ukraine, visant principalement les infrastructures énergétiques. Moins d'une journée avant ces négociations, la Russie a intensifié ses bombardements, avec l'envoi de 396 drones et 29 missiles, selon l'armée de l'air ukrainienne, qui a intercepté une majorité d'entre eux.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, n'a pas hésité à dénoncer cette tactique, qualifiant ces frappes d'"attaques délibérées pour causer des dommages considérables" et soulignant le "mépris de la Russie pour les efforts de paix".
Trump et la pression pour un accord
Volodymyr Zelensky exprime des doutes quant à la sincérité de Moscou dans ses intentions de négociation. Parallèlement, les États-Unis exercent une pression pour un règlement rapide. Donald Trump a appelé à la mise en place d'une diplomatie active, soulignant que l'Ukraine « ferait mieux de prendre part aux discussions rapidement ». Le président américain a réaffirmé cette nécessité les jours précédents, convaincu que la Russie prétend vouloir en venir à un accord.







