Une nouvelle critique a frappé l'Europe de la part des États-Unis. Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, n'a pas mâché ses mots mardi dernier, contrecarrant les politiques climatiques de l’Union européenne, jugées responsables d'une fragilisation de l'économie et d'une hausse des coûts de l'énergie. Il n’a pas hésité à parler de « culte du climat » en se basant sur les dix-sept dernières années, affirmant que cette direction n’a fait qu’entraîner une augmentation des prix énergétiques.
Wright a souligné que l’Europe produit aujourd’hui moins d’énergie qu’elle ne le faisait il y a presque deux décennies, et a mis en lumière les conséquences dramatiques de ces choix sur l’emploi européen. Selon lui, ces politiques ont simplement délocalisé de nombreux emplois vers l’Asie, laissant les citoyens européens avec moins de perspectives économiques et une dépendance accrue vis-à-vis de la Russie. Ces accusations interviennent alors que des divergences croissantes émergent entre les États-Unis et l’Europe sur leurs priorités énergétiques, marquant une fracture de plus en plus palpable (source : 20 Minutes).
Un recul des engagements climatiques aux États-Unis
Ces déclarations surviennent dans un contexte où les États-Unis ont visiblement revu leurs engagements climatiques à la baisse, surtout depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. Ce dernier a abrogé des mesures adoptées lors de la présidence de Barack Obama, tout en se retirant des accords internationaux tels que l’Accord de Paris. Chris Wright a même minimisé la gravité du changement climatique, arguant que l’impact global serait limité à une légère augmentation de température.
Sur le plan diplomatique, il a tentativement renforcé le discours sur l’alliance transatlantique, malgré la crispation autour de la question du Groenland. Il a exprimé la volonté des États-Unis de soutenir l’Europe dans le renforcement de son économie, son armée et son système énergétique, tout en démentant les rumeurs d’invasion du Groenland.
Pétrole vénézuélien et nouvelles stratégies énergétiques
Concernant la stratégie énergétique, Chris Wright a évoqué l'intention américaine d'accroître la production pétrolière au Venezuela, affirmant que cette entreprise a d’ores et déjà engendré un milliard de dollars de revenus pour le gouvernement de Caracas. Il a précisé que tous les bénéfices reviendraient à ce dernier, en soulignant les efforts américains pour lutter contre la corruption dans le secteur pétrolier vénézuélien.
Enfin, en visite à Paris pour une conférence de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Wright a exprimé des réserves sur l’orientation actuelle de l’institution, regrettant le poids accordé au changement climatique au détriment des autres enjeux énergétiques. Il a déclaré : « Certaines avancées ont été faites, mais beaucoup de travail reste à réaliser. » Cela démontre un désir américain de rediriger les priorités énergétiques sur la scène internationale.







