Paris (France) – Suite au meurtre tragique de Quentin Deranque, président du Rassemblement National, Jordan Bardella s'inquiète d'une élection présidentielle qui pourrait se dérouler dans un climat de tension et de violence. Lors d'une récente conférence de presse, il a exprimé sa détermination à ne pas autoriser une telle situation à s'installer, appelant à « mettre hors d'état de nuire ceux qui cherchent à déstabiliser le débat démocratique ».
Bardella a insisté sur le fait que tous les responsables politiques, quels que soient leurs bords, portent la responsabilité du climat qui régnera lors de la prochaine campagne présidentielle. « C'est maintenant que chacun doit réfléchir à sa contribution à un débat démocratique sain », a-t-il déclaré. Le propos du président du RN faisait référence à la montée en puissance de ce qu'il appelle l'extrême gauche, qu'il considère comme une menace pour la démocratie, et qui, selon lui, est responsable de la mort de Deranque.
La violence et l'intimidation, a-t-il affirmé, représentent un danger non seulement pour les institutions françaises, mais également pour le fonctionnement normal de la société. « Cette lutte contre l'extrême gauche devrait être un hommage à Quentin », a-t-il ajouté.
Bardella a également pointé du doigt certains membres de la majorité présidentielle, accusant notamment Gabriel Attal et Édouard Philippe d’avoir facilité l’ascension des extrémistes. Selon lui, leurs appels à voter pour La France insoumise aux élections législatives ont ouvert les portes de l'Assemblée nationale aux ennemis de la démocratie.
Il a évoqué les liens suspects entre l'ancien président François Hollande et certaines organisations d'ultragauche, s'appuyant sur des documents de campagne qui, selon ses dires, montrent une coopération douteuse. Les allégations ont été vigoureusement réfutées par l'entourage de Hollande.
Cependant, Bardella a fermement affirmé que le RN n’a jamais encouragé la violence : « Notre mouvement est le garant de l'ordre et des valeurs républicaines. Nous sommes le meilleur bouclier contre les violences qui affligent notre société », a-t-il insisté, bien que son prédécesseur, Jean-Marie Le Pen, ait un passé controversé en matière de violence politique.
Les avis d'experts et d'analystes politiques sont partagés sur cette question. Pour certains, une telle rhétorique pourrait exacerber les tensions existantes, tandis que d'autres estiment qu'une position ferme est nécessaire pour préserver le cadre démocratique. En tout cas, la campagne présidentielle se profile dans un contexte de tensions palpables, alors que le pays se prépare à une lutte politique intense.







