Ce mercredi 18 février, les États-Unis ont intensifié leurs avertissements envers l'Iran, affirmant que Téhéran ferait bien de parvenir à un accord, en raison des "nombreuses raisons" qui pourraient justifier une intervention militaire. Ces déclarations surviennent après des pourparlers où les deux nations ont convenu de poursuivre le dialogue.
Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a exprimé ces craintes suite à l'annonce par l'Iran qu'il planche sur un cadre pour progresser dans ses négociations avec les États-Unis. Parallèlement, Donald Trump a mis en garde Londres de ne pas abandonner une base militaire cruciale en cas de conflit avec l'Iran.
Session à Genève
Les discussions indirectes entre les États-Unis et l'Iran ont eu lieu près de Genève, sous médiation omanaise, dans un contexte marqué par une montée des tensions militaires américaines dans la région. Malgré l'annonce que les négociations reprendraient, Téhéran et Washington se retrouvent loin d'un accord commun.
Karoline Leavitt a souligné qu'il existe "de nombreuses raisons" et arguments en faveur d'une action militaire contre l'Iran, ajoutant que Téhéran devrait envisager un accord avec Trump pour éviter d'éventuelles frappes. Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a averti que les États-Unis empêcheraient l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, "d'une manière ou d'une autre".
Cadre préliminaire
Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire en dépêchant deux porte-avions dans le Golfe. Selon des médias tels que CNN et CBS, l'armée américaine pourrait être prête à intervenir dès ce week-end. Des options militaires, y compris l'éventualité d'éliminer des dirigeants iraniens, ont également été soulevées au sein de l'administration Trump.
De son côté, l'Iran travaille à "l'élaboration d'un cadre préliminaire" en vue de l'avenir des négociations, comme l'a indiqué son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, lors d'un échange avec le directeur général de l'AIEA, Rafaël Grossi, qui a offert le soutien de l'agence pour rassurer les parties concernées.
L'ambassadeur iranien à Vienne a également engagé des discussions avec des représentants de la Chine et de la Russie, en prélude à une réunion cruciale du Conseil des gouverneurs de l'AIEA. L'Iran a précédemment suspendu sa coopération avec l'agence, restreignant l'accès à ses installations nucléaires après des frappes américaines sur des cibles atomiques.
Imposer leur volonté
Après la session de dialogue, le vice-président américain JD Vance a jugé que, bien que la discussion soit encouragée, il n'était pas évident que le président Trump ait fixé des limites que l'Iran ne semble pas prêt à reconnaître. Téhéran a continuellement rejeté les accusations selon lesquelles il chercherait à se doter de l'arme nucléaire, appelant à des négociations centrées sur son programme tout en exigeant la levée des sanctions qui asphyxient son économie.
Pour les États-Unis, un accord doit également traiter du programme de missiles balistiques et du soutien iranien à des groupes armés contraires à Israël. Trump a fréquemment menacé d'une intervention militaire contre l'Iran, évoquant un potentiel renversement du pouvoir en cas d'échec des négociations.
“Nous ne voulons pas la guerre,” a réaffirmé le président iranien Massoud Pezeshkian, tout en multipliant les mises en garde de représailles en cas d'attaque, dont la fermeture du détroit d'Ormuz, un axe vital pour le commerce mondial.
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, ont d'ailleurs débuté ces jours-ci des manœuvres militaires dans ce détroit stratégique.







