Ce jeudi 19 février 2026, l'ex-prince Andrew a été arrêté, un événement sans précédent pour la maison royale britannique. Depuis longtemps rattrapé par son association avec Jeffrey Epstein, Andrew fait l'objet d'accusations sérieuses : il est soupçonné d'avoir transmis des informations sensibles concernant la diplomatie et la sécurité britanniques à Epstein.
Pour la première fois, le palais royal laisse entendre que la justice pourrait traiter ses membres de la même manière que n'importe quel citoyen. Cela soulève une question préoccupante : la monarchie pourra-t-elle surmonter les retombées de ce scandale ? Anne-Elisabeth Moutet, éditorialiste au The Daily Telegraph, s'interroge dans le podcast Le Titre à la Une.
Une arrestation qui fait date
Le fait qu'un membre de la royauté soit arrêté soulève une multitude de questions sur l'immunité dont il aurait pu bénéficier jusqu'à maintenant. Andrew a longtemps nié les accusations, tentant de préserver son image, même après avoir payé 12 millions de livres à Virginia Roberts (aujourd'hui connue sous le nom de Virginia Giuffre) pour mettre un terme aux poursuites judiciaires liées à son comportement avec Epstein.
Cependant, les nouvelles révélations autour des dossiers Epstein montrent que sa situation est bien plus grave. En tant que représentant commercial pour le Royaume-Uni, il aurait partagé des informations confidentielles avec Epstein, agissant en opposition à ses obligations de sécurité. Ce comportement est perçu comme une trahison.
Les impacts sur la monarchie
En réponse à ces événements, le roi Charles III a clairement exprimé que la police britannique doit traiter cette affaire de manière indépendante et sans interférence. Cette déclaration marque un tournant significatif dans les relations entre la royauté et la justice, qui jusque-là avaient souvent évité de se croiser.
D'après des experts, la famille royale serait actuellement à un tournant critique, alors qu'elle fait face à une pression croissante de l'opinion publique pour adopter une position plus réactive face aux scandales. Les accusations contre Andrew, conjuguées à sa gestion médiocre de la crise, ont non seulement nuit à sa réputation personnelle, mais ont également terni l'image de la couronne dans son ensemble.
Comme le note Moutet, les conséquences de cette affaire pourraient résonner bien au-delà du simple cas d'Andrew, exacerbant les sentiments anti-monarchiques parmi une fraction croissante de la population britannique, qui s'interroge désormais sur la pertinence de la royauté dans le contexte moderne.







