Le porte-avions Charles de Gaulle prend le large : une présence stratégique en Atlantique et en Baltique

Une mission essentielle pour la sécurité maritime, en pleine crise géopolitique.
Le porte-avions Charles de Gaulle prend le large : une présence stratégique en Atlantique et en Baltique
Le navire tricolore a appareillé le 27 janvier de Toulon. (Illustration) LP/ARNAUD JOURNOIS

Le porte-avions Charles de Gaulle, flanqué de ses forces, a commencé sa « mission Lafayette 26 » en Atlantique Nord. Ce déploiement, lancé récemment par le ministère des Armées, intervient dans un contexte géopolitique tendu marqué par les agissements de la Russie et des ambitions territoriales américaines, notamment pour le Groenland.

Ce vaisseau emblématique, qui est parti le 27 janvier de Toulon, a déjà participé à l’exercice majeur « Orion 26 » orchestré par la France et se dirige maintenant vers la Méditerranée. Il est prévu d’accoster le 25 février au port suédois de Malmö, une première selon les autorités militaires suédoises.

Lors de ce déploiement, le groupe aéronaval français participera à la mission Baltic Sentry de l’Otan, conçue pour dissuader les menaces pesant sur les infrastructures sous-marines, suite à des interruptions de câbles maritimes, incidents dont Moscou est soupçonné d’être l’instigateur. Par ailleurs, il prendra part à d'autres exercices militaires tels que Steadfast Dart, Neptune Strike et Cold Response, un exercice multinational organisé par la Norvège.

D'autres bâtiments pour renforcer « la Task Force française »

Ce déploiement, programmé de longue date, coïncide avec le lancement par l’Alliance atlantique de sa mission « Arctic Sentry », visant à sécuriser la région arctique. Cette initiative vise notamment à apaiser les tensions avec les États-Unis, qui ont récemment exprimé des préoccupations quant à l’annexion possible du Groenland.

Le groupe aéronaval composé du Charles de Gaulle, de ses avions, ainsi que de navires d’escorte spécialistes, tels que plusieurs frégates, un navire ravitailleur et un sous-marin d’attaque, illustre les importantes capacités opérationnelles de la France. En outre, il sert également de vecteur stratégique et diplomatique dans un environnement international complexe.

Pour soutenir la Task Force française, des bâtiments de combat provenant d’Italie, d’Espagne, des Pays-Bas, du Maroc, du Royaume-Uni, de Norvège, du Danemark et d’Allemagne se joindront à cette mission, comme l’a souligné le ministère des Armées.

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