Le 20 février, à la suite d'un jugement de la Cour suprême des États-Unis invalidant plusieurs de ses droits de douane, le président Donald Trump a pris la décision d'augmenter ces taxes à l'échelle mondiale de 15 %. Dans un message publié sur son réseau social, le milliardaire a qualifié cette décision de « profondément anti-américaine » et « mal rédigée ».
Selon Libération, Trump a déclaré : « Suite à un examen approfondi de la décision rendue par la Cour suprême concernant les droits de douane, je vais relever le droit de douane mondial de 10 % à un taux de 15 %, afin de protéger les intérêts américains. »
Plus tôt, la Cour suprême avait statué que les droits de douane mis en place par l'administration Trump manquaient de fondements économiques solides, bien que cela n'affecte pas les taxes sur l'acier, l'aluminium et l'automobile, qui restent en vigueur.
Trump contre-attaque, mais pour une durée limitée
Pour justifier l'augmentation à 15 %, Trump évoque le Trade Act de 1974, qui permet d'instaurer des droits d'importation temporaires pour remédier aux problèmes de paiements internationaux. Selon la Maison-Blanche, ces droits peuvent être appliqués pour une durée de 150 jours, ce qui signifie que les produits importés aux États-Unis pourraient être soumis à des taxes ad valorem.
Alors que la proclamation officielle des 10 % de droits de douane sera appliquée à partir du 24 février, l'augmentation totale à 15 % n'a pas encore été officialisée. La situation reste donc à suivre, d'autant plus que cette décision pourrait raviver des tensions commerciales avec d'autres pays, notamment les membres de l'Union européenne, comme le souligne une analyse de Valeurs Actuelles.







