Une juge fédérale, Aileen Cannon, a bloqué la publication d’un rapport d’enquête sur la rétention présumée de documents classifiés par Donald Trump, une décision prononcée le 23 février. Cette décision intervient en réponse à une demande du président américain et réveille les préoccupations quant à la transparence aux États-Unis.
Suite à la réélection de Donald Trump en novembre 2024, Jack Smith, l’ex-procureur spécial, avait mis un terme aux deux enquêtes qui le visaient — l’une sur ses tentatives présumées d’inverser les résultats de l’élection de 2020 et l’autre touchant à la gestion de documents classifiés. Cette décision s’aligne avec une politique du ministère de la Justice qui se montre généralement réticent à poursuivre un président toujours en fonction.
Dans sa déclaration, la juge Cannon a affirmé : « la divulgation de pièces non publiques contreviendrait aux principes fondamentaux d’équité et de justice », tout en rappelant que « les ex-accusés dans cette affaire bénéficient encore de la présomption d’innocence ».
Accusation d’obstruction
« Il est rare de voir un ancien procureur spécial publier un rapport après des poursuites pénales n'ayant pas abouti à une condamnation », a ajouté la juge, nommée par Trump lors de sa première présidence. Ce commentaire souligne les enjeux éthiques et juridiques d'une telle décision.
Les accusations portées contre Trump incluent la conservation illégale de documents classifiés à Mar-a-Lago, à Floride, ainsi que l’obstruction des tentatives de récupération de ces documents. Trump a constamment nié ces allégations.
Il y a un an, Jack Smith avait déclaré dans son rapport final sur l’ingérence électorale qu’il était convaincu que, « sans l’élection de Trump et sa potentielle réélection », il aurait pu obtenir une condamnation.







