La mort tragique de Quentin, victime d'une agression d'extrême gauche, a engendré un duel diplomatique subtil entre Giorgia Meloni et Emmanuel Macron. Cette situation met en lumière les rivalités croissantes entre Rome et Paris.
Les condoléances de Giorgia Meloni ont suscité une réaction inattendue de Macron, qui a affirmé que « les nationalistes sont toujours les premiers à commenter les événements chez les autres ». Ce commentaire, jugé décalé par de nombreux observateurs, est tombé le même jour où il a commenté l'arrestation de l'ex-Prince Andrew au Royaume-Uni.
Meloni, ne cachant pas son étonnement, s'est exprimée sur SkyTG24, dénonçant le climat de violence dans le discours public qui affecte toutes les démocraties, y compris aux États-Unis, signalant que cela pourrait nous ramener plusieurs décennies en arrière.
Un rappel historique
Elle a évoqué les années de plomb en Italie, lorsque la violence politique battait son plein dans les années 1970, citant le cas de Sergio Ramelli, jeune militant assassiné. Elle a également souligné que la France, tout en critiquant son gouvernement, a abrité des figures des Brigades rouges, illustrant ainsi l'hypocrisie de la position française.
Meloni a rappelé comment Macron avait précédemment critiqué son administration, une allusion aux commentaires de Laurence Boone, ancienne ministre des Affaires européennes, sur la nécessité de surveiller l'État de droit en cas de changements de gouvernement. Ce type de déclaration a profondément irrité Meloni.
Des relations de plus en plus chaotiques
Cet échange montre l'escalade des tensions entre les deux dirigeants. Le faible engagement de Macron à des événements diplomatiques en Italie, comme les Jeux Olympiques, témoigne de la détérioration des relations.
Selon Mario Sechi, directeur du quotidien conservateur Libero, l'incompréhension entre Macron et Meloni est à la fois politique et personnelle, chacun venant d'un milieu radicalement différent : Meloni, issue du peuple, contre Macron, produit de l'élite.
Une opposition claire
Meloni connaît une popularité croissante, tandis que Macron fait face à une désaffection grandissante en France. Cette disparité se reflète dans leurs approches de coopération sur des questions européennes et internationales.
Dans un contexte où le leadership en Europe évolue vers une diversité de gouvernements nationaux, l'affrontement entre ces deux figures politiques met en relief un changement critique dans le paysage politique européen.







