Les négociations, sous la médiation des États-Unis, stagnent principalement sur l'exigence de Moscou d'un abandon des troupes ukrainiennes dans la région orientale du Donetsk, une demande que Kiev refuse catégoriquement. Contrairement aux scénarios les plus pessimistes, l'Ukraine a montré une résilience remarquable depuis le début de l'invasion russe. Quatre ans après, alors que les forces ukrainiennes sont déployées sur un front de plus de 1 000 km, elles continuent de résister et ont réussi à lancer de nouvelles contre-offensives. En l'espace de trois semaines, elles ont reconquis 400 km2 de territoire, comme l'a annoncé le chef d'état-major, le général Oleksandr Syrsky. Bien que ce résultat soit limité, cela reste un tournant significatif dans le contexte de l'avancée russe qui a vu environ 5 000 km2 conquis en 2025.
Pour l'armée de Vladimir Poutine, le bilan s'avère également faible : environ 1 % du territoire ukrainien a été pris, malgré des pertes humaines dévastatrices, atteignant jusqu'à 30 000 morts et blessés par mois, soit un total de 426 000 en 2025 selon des sources militaires. L'année précédente, les forces russes avaient perdu 1 900 chars d'assaut. Fort de cette situation, la détermination de Vladimir Poutine demeure intacte et la guerre semble engagée dans une impasse.
À Kiev, le recueillement devient un rituel quotidien. En cet anniversaire de l'invasion de la Russie, la ville s'est figée à 9 heures précises, où la circulation s'interrompt et où les passants s'arrêtent pour observer une minute de silence. Tous, dans les administrations, écoles et commerces, suspendent leur activité.
Les dirigeants européens, y compris Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et António Costa, président du Conseil européen, sont attendus à Kiev pour commémorer cet événement tragique. Le Conseil européen a annoncé leur participation à une « cérémonie de commémoration » sur un site d'infrastructure énergétique ukrainienne touchée par les frappes russes.
L'événement marquera également une réunion trilatérale entre Zelensky et les dirigeants européens, qui participeront à une vidéoconférence de la Coalition des volontaires, un groupe d'alliés de l'Ukraine.
Ursula von der Leyen a récemment mentionné sur X son engagement vis-à-vis de l'Ukraine pour la dixième fois depuis le début du conflit. « À Kiev pour réaffirmer le soutien indéfectible de l’Europe à l’Ukraine », a-t-elle déclaré. Parlant des conditions de la paix, elle a souligné que l’Europe entendait continuer son effort tant que la paix ne serait pas rétablie selon les souhaits de l'Ukraine.
Lors d’une interview avec CNN, Volodymyr Zelensky a rappelé à Trump la nécessité d'un soutien constant approfondi, déclarant que les États-Unis « doivent rester du côté d’un pays démocratique qui se bat contre une seule personne », en référence à Poutine. Dans cette optique, il a explicité que, selon lui, Trump ne jouait pas un rôle suffisamment incisif pour faire pression sur le Kremlin afin de mettre fin à ce conflit.
« On ne peut pas juste lui donner tout ce qu’il veut… on risque de tout perdre », a-t-il ajouté, mettant ainsi l'accent sur la nécessité d'une aide internationale pour maintenir la souveraineté de l'Ukraine.
Nous vous invitons à suivre de près cette actualité qui continue de marquer notre époque et de redéfinir les relations internationales, alors que l'Ukraine s'engage dans sa cinquième année de guerre avec la Russie.







