Quatre ans après le déclenchement de l'invasion russe, le 24 février, la cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, ont foulé le sol de Kiev. Leur visite s'inscrit dans le cadre d'une cérémonie de commémoration marquant ce tournant dans l'histoire de l'Ukraine, leur programme incluant une visite d'une installation énergétique ukrainienne gravement touchée par les frappes russes.
Les deux figures politiques se réuniront avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky pour aborder la situation actuelle et participeront à une réunion virtuelle avec la Coalition des volontaires, un groupe d'alliés soutenant l'Ukraine, selon des informations relayées par France 24.
Echec cuisant de la Russie. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a qualifié la situation d'"échec cuisant et humiliant" pour la Russie, une opinion partageant également le chancelier allemand Friedrich Merz, qui a dénoncé la barbarie à laquelle la Russie fait face.
Négociations toujours bloquées. Les discussions entre Kiev et Moscou, initiées en 2025 sous l'égide des États-Unis, peinent à avancer. Zelensky a exprimé le souhait de recevoir d'abord des garanties de sécurité américaines et un cessez-le-feu, avant d'envisager toute concession, y compris territoriale, vis-à-vis de la Russie, comme l'indique Le Monde.
Bilan humain tragique. Selon Zelensky, environ "55 000" soldats ukrainiens ont perdu la vie depuis le début du conflit, une estimation qui pourrait être bien plus élevée, d’après le CSIS, qui évoque jusqu'à 550 000 victimes dans les rangs ukrainiens. Pour la Russie, ces chiffres varient entre 250 000 et 1,2 million de pertes. Enfin, l'ONU évalue le nombre de civils tués à près de 15 000, un chiffre qui ne rend pas compte des disparitions non recensées.







