Quatre ans après l'invasion russe, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré mardi que Vladimir Poutine « n’a pas brisé les Ukrainiens » et qu'il n'a pas réussi à atteindre ses objectifs de guerre. Dans un message vidéo fort, il souligne la résilience de son peuple et sa détermination à obtenir une paix « forte, digne et durable ».
« Poutine n'a pas réussi à gagner cette guerre. Nous avons préservé notre pays et nous continuerons à lutter pour la paix », a insisté Zelensky.
Un soutien européen indéfectible
Dans ce contexte, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a récemment visité l'Ukraine pour soutenir le pays. Sur les réseaux sociaux, elle a affirmé : « Nous ne céderons pas tant que la paix ne sera pas rétablie ».
Accompagnée du président du Conseil européen, António Costa, les deux dirigeants ont prévu de discuter avec Zelensky lors d'une rencontre tripartite. Ils participeront également à une cérémonie en mémoire des victimes des frappes russes, visitant des infrastructures énergétiques endommagées.
Les enjeux d'une guerre prolongée
Le conflit, le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, a causé des pertes humaines vertigineuses. Les combats continuent de se intensifier, engendrant un bouleversement majeur dans les relations géopolitiques, incitant les pays européens à renforcer leurs capacités militaires, comme l'a rapporté Le Monde.
Les négociations engagées en 2025 sous l'égide des États-Unis n'ont pas encore porté de fruits. Actuellement, l'armée russe contrôle environ 20 % de l'Ukraine, bombardant régulièrement des cibles civiles, exacerbant la crise énergétique hivernale.
La pression internationale sur la Russie s'accroît, des sanctions économiques étant appliquées, les forçant à réorienter leur commerce énergétique, surtout vers l'Asie.
Dans cet environnement, Zelensky a exprimé, lors d'une interview avec 20 Minutes, que des garanties de sécurité de la part des États-Unis seraient essentielles avant d'envisager tout compromis territorial.
Les coûts du conflit
La guerre a non seulement dévasté des vies, mais a également causé des dommages matériels incommensurables. Selon un rapport de la Banque Mondiale et des organismes internationaux, la reconstruction nécessitera environ 588 milliards de dollars (plus de 500 milliards d'euros) dans la prochaine décennie.
Le Kremlin, justifiant son invasion par le risque qu'Ukraine rejoigne l'OTAN, considère toujours son intervention comme essentielle à la sécurité nationale de la Russie, s'opposant résolument à toute influence occidentale. Pendant ce temps, Zelensky parle d'une « troisième guerre mondiale » provoquée par Poutine, soulignant la nécessité de défendre non seulement l'Ukraine, mais aussi les valeurs démocratiques.
Alors que le temps passe et que les combats se poursuivent, le dialogue reste entravé par des exigences contrariées, illustrant les difficultés d'un retour à la paix.







