Quatre ans jour pour jour après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le président Volodymyr Zelensky a affirmé que Vladimir Poutine "n'a pas atteint ses objectifs" de guerre, ni "brisé les Ukrainiens". Dans un message vidéo diffusé mardi, il a réaffirmé la résilience de son pays et son désir de paix. "Nous avons préservé l'Ukraine et nous ferons tout pour parvenir à la paix, une paix forte et durable", a déclaré M. Zelensky.
La cheffe de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est également déplacée en Ukraine pour marquer cet anniversaire et exprimer le soutien de l'UE. Sur la plateforme X, elle a véhiculé un message de détermination : "Nous ne céderons pas tant que la paix ne sera pas rétablie", a-t-elle indiqué.
Accompagnée par le président du Conseil européen, António Costa, elle a participé à une réunion trilatérale avec Zelensky et est attendue à une cérémonie de commémoration sur les sites touchés par les frappes russes.
Avec des centaines de milliers de morts et de blessés, ce conflit reste le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Les combats se poursuivent, alors que les négociations entre Kiev et Moscou, sous la médiation américaine, n'ont pas encore permis d'avancer vers une résolution pacifique.
Sur le terrain, l'armée russe continue de bombarder des infrastructures civiles, exacerbant la crise énergétique en plein hiver. Les sanctions occidentales sur les exportations de la Russie ont certes détourné certains de ses marchés, mais les combats persistent, notamment dans la région stratégique du Donbass, où Moscou espère consolider ses acquis.
Le président Zelensky souligne l'importance de garanties de sécurité, souhaitant des troupes européennes en Ukraine avant d'accepter toute forme de compromis territorial. "Nous attendons un cessez-le-feu solide", a-t-il déclaré dans un entretien avec l'AFP.
Au niveau économique, la reconstruction de l'Ukraine est estimée à environ 588 milliards de dollars, selon un rapport des Nations Unies et de la Banque Mondiale. Une situation difficile pour un pays déjà en proie à des troubles avant le début des hostilités.
Pour justifier l'invasion, le Kremlin avait avancé que l'aspiration de l'Ukraine à rejoindre l'OTAN menaçait la sécurité russe. Poutine a récemment évoqué que l'engagement des soldats russes en Ukraine est essentiel pour défendre les frontières de leur pays.
Dans un entretien accordé à la BBC, Zelensky a qualifié la situation actuelle de "troisième guerre mondiale", mettant en lumière la brutalité de l'impérialisme russe envers le peuple ukrainien.







