Ce mardi 24 février, lors d'une interview sur BFMTV, le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a ouvert la porte à une collaboration avec sa concurrente d'extrême gauche, Anaïs Belouassa Cherifi, pour le second tour des élections municipales. Cependant, son offre est assortie de conditions précises, dans un climat politique marqué par la tension suite à la mort tragique du militant d'ultradroite Quentin Deranque.
Interrogé sur la possibilité d'une fusion de leurs listes si la candidate insoumise obtient plus de 10% des voix, Doucet a précisé qu'il serait disposé à « travailler » avec elle, mais avec des garde-fous clairs. Il a immédiatement fixé une ligne rouge, déclarant : « Nous ne désarmerons pas la police municipale. » De plus, il a affirmé qu'aucune personne impliquée dans des actes de violence ne pourrait intégrer son équipe.
« Les Lyonnais auront quelque chose à nous dire lors du premier tour », a ajouté Doucet. « Notre responsabilité est d'entendre leur message. »
Un climat politique sous tension après un drame
Depuis le décès de Quentin Deranque, un militant d'extrême droite, et la mise en examen de suspects proches d'un député LFI, les appels à la rupture avec La France insoumise se sont intensifiés. L'extrême droite, la droite, le centre droit et une partie de la gauche socialiste exigent que Grégory Doucet se distancie clairement du parti de Jean-Luc Mélenchon. Doucet a qualifié cette tragédie de « terrible » et réitéré sa condamnation de toutes les formes de violence.
L’ombre de Jean-Michel Aulas sur le second tour
Alors qu'il est largement devancé par l'ancien président de l'OL Jean-Michel Aulas dans les sondages, Grégory Doucet doit unifier les voix de gauche pour espérer un second mandat. Anaïs Belouassa Cherifi a déclaré qu'elle mettrait tout en œuvre pour empêcher Aulas de devenir le prochain maire. « Ma priorité est que Monsieur Aulas ne prenne pas le pouvoir ici », a-t-elle affirmé.







