Une nouvelle directive de la Commission européenne pourrait changer la vie des femmes en Europe. Hadja Lahbib, la commissaire chargée des droits des femmes, a déclaré que chaque femme se trouvant dans une situation précaire aura la possibilité d'accéder à des avortements dignes partout au sein de l'UE.
A partir de maintenant, les gouvernements des États membres peuvent utiliser les fonds européens pour garantir l'accès à des avortements sûrs. Cette annonce a été faite lors d'une conférence de presse à Bruxelles le 26 octobre, en réponse à une pétition citoyenne initiée par le mouvement "Ma voix, mon choix", qui a recueilli plus d'un million de signatures. Roxana Minzatu, vice-présidente de la Commission, a précisé que cela se fera sur une base volontaire pour chaque État, qui dispose de son propre budget au titre du Fonds social européen, totalisant, par exemple, 6,7 milliards d'euros pour la France.
Lahbib a affirmé : "C'est révolutionnaire, ça va changer la vie des femmes." Cette initiative vise à remédier aux inégalités d'accès à l'IVG dans les différents pays européens. Alors que certains pays, comme la France, protègent ce droit par la Constitution, d'autres, tels que Malte ou la Pologne, impose des restrictions sévères qui obligent les femmes à se déplacer à l'étranger pour avorter.
Cette disparité engendre des tensions sociales et fait naître des mouvements de soutien sur les réseaux sociaux, amplifiant le message d'un accès universel à l'avortement. Les avis des experts rejoignent cette initiative, considérant qu'un financement européen serait crucial pour garantir des standards de santé pour toutes les femmes dans l'UE. Selon Sophie B. de l'Association pour les droits des femmes en France, "Chaque femme doit avoir les mêmes droits, peu importe où elle vit, et cet accord est un pas en avant significatif dans cette direction."
Alors que l'Europe reste divisée sur la question de l'interruption volontaire de grossesse, il est essentiel que les initiatives comme celle-ci continuent à faire entendre leur voix dans la lutte pour l'égalité des droits et la protection des libertés individuelles.







