Les tensions entre le Pakistan et l'Afghanistan se sont intensifiées, la guerre ouverte déclarée par le gouvernement pakistanais ayant entraîné des frappes aériennes sur plusieurs grandes villes afghanes, dont la capitale Kaboul, vendredi dernier.
Le samedi 28 février, la situation a rapidement dégénéré avec d'importantes explosions à Jalalabad, comme l'a rapporté un journaliste de l'Agence France-Presse (AFP). On a entendu des avions à réaction au-dessus de la ville, suivis d'explosions au niveau de l'aéroport local, point névralgique entre Kaboul et la frontière pakistanaise.
Le ministre de l'information pakistanais, Attaullah Tarar, a communiqué sur X que le pays agira « en toutes circonstances » pour défendre ses intérêts, faisant écho aux inquiétudes croissantes concernant la sécurité à sa frontière.
Tentatives de médiation
Les relations entre le Pakistan et l'Afghanistan, bien que traditionnellement amicales, se sont détériorées depuis que les talibans ont repris le contrôle de Kaboul en août 2021. Des affrontements sporadiques ont causé des pertes humaines significatives, notamment lors des hostilités d'octobre dernier, avant qu'une médiation menée par la Turquie, le Qatar et l'Arabie saoudite ne permette un répit.
Le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid, a affirmé que le gouvernement afghan privilégie le dialogue afin de résoudre ce conflit. « Nous avons insisté à maintes reprises sur la nécessité d’une solution pacifique », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Dans un effort pour apaiser les tensions, les ministres des affaires étrangères du Pakistan et de l'Arabie saoudite ont discuté des moyens de désescalader la situation, avec peu d'informations divulguées sur les résultats de ces pourparlers.
Les États-Unis ont également exprimé leur soutien au droit du Pakistan de se défendre contre les attaques des talibans. Dans une déclaration sur X, Allison Hooker, du département d'État, a réaffirmé ce soutien. Pendant ce temps, la Russie, le seul pays à reconnaître officiellement le gouvernement taliban, a appelé à un cessez-le-feu, offrant de jouer un rôle de médiateur si nécessaire.
L'Union européenne et les Nations unies ont pris position pour une désescalade immédiate et un dialogue entre les parties, soulignant l'urgence de trouver une solution pacifique à cette crise en cours.







