La cour, en charge de juger Tariq Ramadan, a été informée que l'accusé ne pouvait pas se présenter à son procès, en raison d'une hospitalisation à Genève selon ses avocats. Suite à cette information, une expertise médicale a été ordonnée.
Le procès a donc été suspendu jusqu'à mercredi prochain, à 14 heures. La cour souhaite examiner les documents fournis par l'équipe juridique de Ramadan, qui demandent un renvoi et justifient son absence. Les pièces présentées doivent aussi établir la légitimité de sa présence en Suisse.
Reprise de l'audience prévue
Cette expertise médicale, confiée à deux neurologues, déterminera si le procès devra être reporté. En attendant, les avocats de Ramadan affirment qu'il souffre d'une sclérose en plaques et a été hospitalisé au cours de ses visites à sa mère à Genève. Des experts cherchent des clarifications concernant son état de santé.
Actuellement, l'intellectuel de 63 ans est sous contrôle judiciaire, ce qui l'oblige à résider à Saint-Denis, près de Paris, et à informer la justice de ses déplacements à l'étranger au moins 15 jours à l'avance, une règle qu'il n'a pas respectée.
Accusations de viol sur trois femmes
Après plusieurs évolutions juridiques, la cour d'appel de Paris a fixé le procès pour des viols sur trois femmes. Les charges incluent un viol aggravé sur une femme vulnérable en 2009 à Lyon, un autre en 2012 à Paris sur Henda Ayari, une ex-salafiste qui a porté plainte en 2017, ainsi qu'un troisième viol en 2016.
Bien que les juges avaient initialement inclus une quatrième victime, Mounia Rabbouj, le cas a été écarté après un appel de Ramadan. La notion d'"emprise" entre les parties n'a pas été retenue, la cour considérant que la violence a été au cœur des récits des victimes.
Tensions autour du procès
Les plaignantes décrivent des interactions sexuelles brutales, ce qui a eu un impact considérable sur la perception de l'affaire. Ramadan admet avoir eu des relations adultères, tout en niant qu'elles aient été non consensuelles. Il a tenté de faire valoir de nouvelles preuves pour justifier un report du procès.
En Suisse, il a été reconnu coupable en septembre 2024 pour un viol en 2008 et a été condamné à trois ans de prison. En parallèle, il envisage de faire appel auprès de la Cour européenne des droits de l'homme pour contester ce jugement.







