Depuis Beyrouth, Rima Abdul-Malak, ancienne ministre de la Culture et actuelle directrice de L'Orient-Le-Jour, a partagé ses réflexions lors d'un entretien avec BFMTV ce lundi 2 mars. Elle a décrit un climat de "cohue" mêlé de "solidarité" au Liban, alors que l'armée israélienne répond aux projectiles tirés par le Hezbollah, un mouvement chiite armé, en coordination avec Téhéran.
"C'est un mélange de peur, de colère, de panique, de débrouillardise et de solidarité, car chacun s'organise pour se protéger et soutenir les familles déplacées", a-t-elle expliqué.
La ministre des Affaires sociales, Hanine el-Sayyed, a également annoncé l'ouverture de 171 centres d'accueil dans diverses régions du Liban, pour accueillir les 29 000 déplacés, selon L'Orient-Le-Jour.
Une décision jugée imprudente
Rima Abdul-Malak a estimé que l'escalade des violences est en partie due à la "décision suicidaire" du Hezbollah de s'engager dans le conflit. Elle a rapporté plusieurs frappes sur des bastions du mouvement armé, accentuant un sentiment général de confusion parmi la population.
Les frappes israéliennes ont causé au moins 52 morts et 154 blessés, selon des statistiques du ministère de la Santé, tandis que plus de 28 500 personnes ont été déplacées, signalent les autorités. Le Hezbollah, quant à lui, a contesté les décisions du gouvernement libanais, le rendant encore plus vigilant sur ses actions militaires.
Cette situation tendue souligne la nécessité d'une réponse internationale face aux violences des deux côtés. Des experts estiment que le renforcement de la coopération entre les nations pourrait atténuer ces conflits. Alors que Beyrouth traverse une tempête d'incertitudes, la voix de Rima Abdul-Malak résonne comme un appel à la solidarité et à l'unité.







