Une forte mobilisation a eu lieu au collège Émile-Maupas de Vire Normandie, alors que des parents et des enseignants se sont rassemblés avant le conseil d’administration du 2 mars 2026. Leur inquiétude principale ? La fermeture de deux classes pour la prochaine rentrée, une en 6e et l’autre en 4e, ainsi qu'une diminution significative des moyens alloués à l’établissement.
Cécile Robes, l'une des mamans présentes, n’a pas hésité à exprimer son désarroi : Deux ans après la fusion, on perd déjà des moyens. Ce que nous redoutions après la fermeture du Val-de-Vire est en train de se vérifier.
Voilà un constat amer qui interroge l’avenir éducatif des élèves de Vire.
La dotation horaire globale a chuté de 54,5 heures, une perte qui suscite des interrogations sur la qualité de l’enseignement dispensé. Laëtitia Gauchet, également mère d'un élève, a ajouté : Il est inacceptable de sacrifier l'éducation de nos enfants au profit de la rentabilité.
Elle souligne ainsi la crainte de voir se dégrader les conditions d'apprentissage des élèves.
Des experts en éducation comme le sociologue Xavier Pons indiquent que les coupes budgétaires dans l'éducation pourraient avoir des conséquences graves sur la réussite scolaire des jeunes. Une classe en moins équivaut potentiellement à une augmentation significative du nombre d’élèves par enseignant.
La situation à Vire n'est pas unique. Des fermetures de classes sont discutées dans d'autres collèges du Calvados suite à des arbitrages budgétaires, provoquant une onde de choc auprès des communautés éducatives. Les inquiétudes se font entendre clairement : l’éducation est un droit et ne devrait jamais être sacrifiée.







