Les bombardements israéliens ciblant le Hezbollah libanais vont crescendo, entraînant le décès de 52 personnes et le déplacement de plus de 28 500 citoyens. Dans ce contexte, l’armée israélienne a laissé entendre que des opérations terrestres pourraient s'inscrire dans sa stratégie au Liban.
« Toutes les options sont sur la table », a affirmé le porte-parole de l’armée israélienne lors d'une conférence de presse, alors qu'il répondait à une question sur une potentielle offensive au sol contre le Hezbollah, considéré comme un acteur pro-iranien, en sus des frappes aériennes en cours.
Le général de brigade Effie Defrin a précisé que ces actions visent à « désarmer le Hezbollah », soulignant la gravité de la menace présentée par ce groupe. Cependant, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole de l’armée, a tempéré les attentes en affirmant qu'il n'y avait pas de préparatifs imminents pour une invasion terrestre.
Des pertes humaines alarmantes
Malgré l'incertitude autour des opérations terrestres, le bilan des frappes récentes est lourd : 52 décès et 154 blessés ont été rapportés, selon les autorités libanaises. Les bombardements se concentrent sur la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que dans le sud et l'est du pays, provoquant un déplacement massif de population.
De son côté, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a demandé une prohibition immédiate des activités militaires du Hezbollah, insistant sur la nécessité de remettre les armes à l’État. Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a réagi en dénonçant les déclarations du gouvernement et en appelant à une riposte contre l'agression israélienne.
Sur le terrain, les conséquences des bombardements sont tangibles. Des immeubles se sont effondrés comme des châteaux de cartes, tandis que des familles fuient en urgence. « Nous avons quitté les lieux sans rien emporter, pas même de quoi nourrir ma fille », confie Hassan, un habitant de la région.
Des cibles stratégiques en vue
Parallèlement, l’armée israélienne a affirmé avoir visé des figures clés du Hezbollah. Des installations liées à Al-Qard al-Hassan, société de microcrédits proche du groupe, ont également été touchées. L'armée a averti que le Hezbollah « paierait le prix fort » pour son soutien à Téhéran.
Dans un communiqué, les forces israéliennes ont annoncé le déploiement conséquent de troupes près de la frontière, tout en excluant une évacuation des populations du nord d’Israël, qui demeure exposée aux attaques depuis le Liban. Le général Eyal Zamir a précisé que les frappes pourraient se prolonger « plusieurs jours », laissant craindre une intensification du conflit.







