Publié le 04/03/2026 à 17h38
Après des bombardements initiaux marqués par un grand nombre de missiles balistiques, l’Iran a modifié sa stratégie pour se concentrer sur des attaques répétées avec des drones à bas coût. Depuis le 28 février, Téhéran a lancé plus de 1.000 drones, principalement des Shahed-136, ciblant notamment les Émirats.
Les informations relayées par le général Dan Caine, chef d'état-major des forces armées américaines, indiquent une chute de 86 % des tirs de missiles balistiques iraniens durant le conflit, avec environ 700 missiles lancés au total. Les pertes sont considérables, les réserves de l'Iran étant évaluées à environ 2.000 missiles avant le début des hostilités.
Une guerre de subsistance
Stéphane Audrand, consultant en affaires internationales, explique que l'Iran se trouve dans une position vulnérable, ayant perdu une partie significative de ses capacités de défense aérienne et de ses missiles à longue portée. Les attaques reposent désormais sur une multitude de drones comme le Shahed-136, connu pour son coût modeste d'environ 35.000 dollars et sa portée d'environ 2.000 km.
La stratégie iranienne semble viser à épuiser les stocks de missiles antiaériens américains et arabes, dans un conflit de nature « asymétrique ». Les États-Unis et leurs alliés adaptent leurs moyens de défense, utilisant des mesures moins coûteuses pour intercepter ces drones.
L’objectif des Iraniens, selon Audrand, est de maintenir une pression continue sur les infrastructures pétrolières et gazières de l’adversaire tout en préservant leurs munitions pour de futurs engagements.
Technologie et potentiel militaire
L’Iran dispose également de missiles avancés comme le Khorramshahr-4, capable de frapper des cibles à plus de 2.000 km avec une ogive de 1.500 kg. Ce missile, plus performant, pourrait atteindre des cibles en Europe si nécessaire.
Les États-Unis et leurs alliés doivent donc faire face à une menace complexe où la quantité pourrait primer sur la qualité, rendant les conflits dans la région d’autant plus difficiles à gérer.







